Baptême du feu
pour le label parisien deBonton qui inaugure son premier long format avec le second
album de Thieves Like Us. Si Play Music
(2008) était un grand disque de mélancolie grise, un disque hivernal
majestueux, son successeur dégèle la
cold-wave du trio dans un bain de volupté aguicheuse. Andy Grier, Ponthus
Berghe et Björn Berglund composent des mélopées plus variées pour réformer leur
musique. Never Known Love ou So Clear, en reliquats du premier Lp,
creusent le même sillon référentiel, sous le ciel de plomb du début des années 80.
Thieves Like Us rend toujours hommage avec agilité à cette scène anglaise qui
les inspire tant, mais cette fois pour mieux s’en affranchir.
Le dansant One Night With You, et sa ligne de basse tellement reconnaissable, sonne ainsi comme le meilleur morceau de New Order depuis des lustres. Lover Lover, et ses chœurs féminins, rejoue la mélodie de Once When I Was Six d’OMD pour un résultat tourneboulant. Le disco rock de The Walk, en référence à The Cure, voit le Roger Waters paranoïaque de The Wall (1979) retourner la piste de danse de la discothèque du Scarface (1983) de Brian de Palma. Des titres comme Shyness, au refrain ensoleillé, Silence et Love Saves, empreints d’un romantisme contagieux, témoignent de la principale préoccupation du groupe américano-suédois : l’amour, comme les plus estimables artistes conjuguant tristesse contemporaine et rythmes digitales sous la boule à facettes. Forget Me Not marque les cœurs à l’encre indélébile et enfonce le clou d’un second disque réussi que l’on ne risque pas d’oublier de sitôt. Avec subtilité et inventivité, Thieves Like Us renouvelle son monde, en nous emmenant encore plus loin.
Le dansant One Night With You, et sa ligne de basse tellement reconnaissable, sonne ainsi comme le meilleur morceau de New Order depuis des lustres. Lover Lover, et ses chœurs féminins, rejoue la mélodie de Once When I Was Six d’OMD pour un résultat tourneboulant. Le disco rock de The Walk, en référence à The Cure, voit le Roger Waters paranoïaque de The Wall (1979) retourner la piste de danse de la discothèque du Scarface (1983) de Brian de Palma. Des titres comme Shyness, au refrain ensoleillé, Silence et Love Saves, empreints d’un romantisme contagieux, témoignent de la principale préoccupation du groupe américano-suédois : l’amour, comme les plus estimables artistes conjuguant tristesse contemporaine et rythmes digitales sous la boule à facettes. Forget Me Not marque les cœurs à l’encre indélébile et enfonce le clou d’un second disque réussi que l’on ne risque pas d’oublier de sitôt. Avec subtilité et inventivité, Thieves Like Us renouvelle son monde, en nous emmenant encore plus loin.