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Black Pompadour de The Zincs

chronique d'album
Le passage de Londres à Chicago l'avait bonifié : même constat aujourd'hui pour celui de l'acoustique à l'électrique. Quand James Elkington a quitté l'Angleterre en 2000, il a fallu l'appeler Jim Zinc. Ancien guitariste d'Elevate (pop noisy londonienne) et du collectif Sophia, il s'appropriait la tradition country de l'Amérique pour son premier album solo Moth And Marriage (2001), mais en gardant son flegme britannique. Trois musiciens de Chicago l'ont ensuite rejoint sur Dimmer (2005) : Nick Marci à la basse et au saxo, le guitariste Nathaniel Braddock et le batteur Jason Toth, qui ont déjà joué avec Edith Frost. La folkeuse californienne est invitée sur trois titres du nouvel album pour faire écho aux mots chantés par Zinc. D'une voix qui évoque Leonard Cohen, James Elkington chante des textes sombres, où le pathos est évité par l'humour noir. La technique s'avère être efficace pour maudire la solitude sans donner le bourdon. Et si on a le sentiment que l'album nous a toujours accompagné, une écoute trop répétée d'Arab Strap n'est sûrement pas innocente.
Charline Lecarpentier
MAGIC RPM  #109


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