Lorsque The Whitest Boy Alive présente l’album Dreams
à l’automne 2006, après trois années de gestation hasardeuse, ce trio n’est
qu’un projet parmi d’autres à impliquer Erlend Øye. À ce moment-là, cette formation a pour elle le son (forcément)
charnu d’une basse estampillée ESG, qui est tenue par Martin Öz, un batteur remarquablement buté nommé
Sebastian Maschat et une guitare électrique que notre célèbre norvégien renommé
“Orlando” emploie avec une forme d’incompétence qui fait des merveilles.
Ce n’est déjà pas si mal pour un premier album. Au-delà, la formule révèlerait ses limites. Au lieu d’y réfléchir, le groupe a préféré s’imposer calmement en concert, en reprenant parfois Music Sounds Better With You de Stardust de la façon très incarnée dont Nada Surf reprenait Blue Monday de New Order. Avec le concours d’un quatrième homme, Daniel “Mr Synth” Nentwig, chargé sans trop de mystère du Fender Rhodes et d’autres claviers moins majestueux, cette formation frêle tente de s’offrir aujourd’hui de nouvelles perspectives. Sans savoir mieux utiliser ses instruments, ni avoir écrit le hit qui lui aurait procuré un ancrage. Erlend Øye n’est pas du genre à se laisser décourager pour si peu.
S’il tricote parfois un peu trop tranquillement de rudimentaires accords en se disant qu’une fulgurance surviendra bien de-ci de-là, le Norvégien à lunettes atteint effectivement et à plusieurs moments l’intensité née de trois fois rien. Et lorsqu’il lui prend l’envie de cesser d’égrainer ces arpèges anémiques, sortis des rêves d’enfance de Tom Verlaine, il livre comme à son habitude des textes sous la forme de conseils très “premier degré” à propos du couple et de l’amour, dont on peu s’agacer de la nature professorale, mais qui n’en demeurent pas moins ce qu’il sait faire de mieux : Erlend Rules ok !
Ce n’est déjà pas si mal pour un premier album. Au-delà, la formule révèlerait ses limites. Au lieu d’y réfléchir, le groupe a préféré s’imposer calmement en concert, en reprenant parfois Music Sounds Better With You de Stardust de la façon très incarnée dont Nada Surf reprenait Blue Monday de New Order. Avec le concours d’un quatrième homme, Daniel “Mr Synth” Nentwig, chargé sans trop de mystère du Fender Rhodes et d’autres claviers moins majestueux, cette formation frêle tente de s’offrir aujourd’hui de nouvelles perspectives. Sans savoir mieux utiliser ses instruments, ni avoir écrit le hit qui lui aurait procuré un ancrage. Erlend Øye n’est pas du genre à se laisser décourager pour si peu.
S’il tricote parfois un peu trop tranquillement de rudimentaires accords en se disant qu’une fulgurance surviendra bien de-ci de-là, le Norvégien à lunettes atteint effectivement et à plusieurs moments l’intensité née de trois fois rien. Et lorsqu’il lui prend l’envie de cesser d’égrainer ces arpèges anémiques, sortis des rêves d’enfance de Tom Verlaine, il livre comme à son habitude des textes sous la forme de conseils très “premier degré” à propos du couple et de l’amour, dont on peu s’agacer de la nature professorale, mais qui n’en demeurent pas moins ce qu’il sait faire de mieux : Erlend Rules ok !