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X Marks Destination

archive mag juin 2008
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On avait déjà évoqué dans ces pages les cas de Raoul et Foufou. Rencontrés lors de la dernière édition des Trans Musicales, ces deux Bretons enivrés ne juraient alors que par Kate Nash là où The Whip triompha sans ambages. À l’époque, on leur jeta l’opprobre. Aujourd’hui, il est temps de réhabiliter nos deux compères de comptoir. Oh, pas question de revaloriser la nunuche pouponne susdite. En revanche, on réétudiera sérieusement le cas du quatuor mancunien. Car si son live rennais déflagra la foule, son premier album n’est en rien à la hauteur. Avec X Marks Destination, qui commence par être un peu balourd et finit par s’avérer complètement lourdingue, The Whip se révèle être à New Order ce que Kasabian est aux hérauts du baggy sound : une réplique dénuée d’inspiration qui tente de pallier sa vacuité par un amoncellement de clichés et une arrogance “gallagheriesque”. Passés les hits digitaux connus depuis belle lurette (Trash en tête), auxquels s’additionne le réussi Sirens, on ne décèle ici que des tics electro pop interchangeables, des vocalises falsifiées comme des râles d’acteurs pornos et des ronflements rythmiques vains qui plombent des mélodies aussi pompeuses qu’une Ceremony tronquée. The Whip parvient à se vautrer dans tous les écueils que South esquiva avec Adventures In The Underground Journey To The Stars (2006). On s’excuse donc platement auprès de Raoul et Foufou. Ils avaient raison. Ces deux types-là sont des génies raillés qui lisent l’avenir dans le houblon, avant de le réécrire dans leurs vomis.

Anna Lester

magazine num 121 article extrait de :
MAGIC RPM #121


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