À vous
mes amis, les orphelins d’Hefner : ce disque va éclairer votre début
d’année, raviver des fourmillements familiers que vous pensiez définitivement
disparus avec le grand groupe de Darren Hayman. Ce dernier est d’ailleurs
présent sur Instant Coffee Baby,
énergique collection de chansons qui réactivent le plus beau moteur à explosion
du rock : guitare râpeuse, batterie sèche et basse rebondie, celles-là
même qui firent les plus belles heures des Modern Lovers ou d’Hefner.
Une formule simple qui se plie à une écriture libre et efficace, que l’on s’en veut vraiment de ne découvrir qu’aujourd’hui. Car depuis le début de la décennie, The Wave Pictures s’agite, dans un activisme pop vivifiant, multipliant les sorties confidentielles et les concerts. Et si David Tattersall (guitare et chant), Franic Rozycki (basse) et Jonny Helm (batterie) n’ont officiellement qu’un album à leur actif (Sophie, 2006), on a du mal à dénombrer les collaborations et les Cd-R maison, publiés notamment avec André Herman Düne.
Portées par un chant déraillant qui frôle la justesse, ces treize titres sont tous des petits classiques instantanés, de la pop à guitares intemporelle comme on n’en fait plus. Marquées par un imparable sens de la formule, du détail et de l’absurde réjouissants, les paroles de David parlent de controverses musicales (Beach Boys contre Beatles), de lettres, de garçons et de filles, d’aspirations à l’écriture. La palme revient au morceau Instant Coffee Baby et son histoire hilarante de cafetière italienne : “Your Italian ex boyfriend’s coffee machine, which I stole when he left for Bologne/When I burnt my finger on it, it’s like he came back and beat me for it. Aucun risque de brûlure avec ces chansons serrées, voire corsées, mais un bon coup de fouet, oui.
Une formule simple qui se plie à une écriture libre et efficace, que l’on s’en veut vraiment de ne découvrir qu’aujourd’hui. Car depuis le début de la décennie, The Wave Pictures s’agite, dans un activisme pop vivifiant, multipliant les sorties confidentielles et les concerts. Et si David Tattersall (guitare et chant), Franic Rozycki (basse) et Jonny Helm (batterie) n’ont officiellement qu’un album à leur actif (Sophie, 2006), on a du mal à dénombrer les collaborations et les Cd-R maison, publiés notamment avec André Herman Düne.
Portées par un chant déraillant qui frôle la justesse, ces treize titres sont tous des petits classiques instantanés, de la pop à guitares intemporelle comme on n’en fait plus. Marquées par un imparable sens de la formule, du détail et de l’absurde réjouissants, les paroles de David parlent de controverses musicales (Beach Boys contre Beatles), de lettres, de garçons et de filles, d’aspirations à l’écriture. La palme revient au morceau Instant Coffee Baby et son histoire hilarante de cafetière italienne : “Your Italian ex boyfriend’s coffee machine, which I stole when he left for Bologne/When I burnt my finger on it, it’s like he came back and beat me for it. Aucun risque de brûlure avec ces chansons serrées, voire corsées, mais un bon coup de fouet, oui.