Groupe prolixe s’il en est, The Wave Pictures publie un nouvel album, quelques
mois à peine après Instant Coffee Baby (2008), dont l’humour
ravageur de David Tattersall valait bien celui de Jarvis Cocker. Cette sortie
est difficile à numéroter dans la discographie du groupe tant les Cd-R
autoproduits et collaborations (André Herman Düne, en particulier) compliquent
la liste. Encore une fois, If You Leave It Alone porte le trait de caractère essentiel des Wave Pictures : le goût
de la narration. Plus que jamais, la part belle est faite aux déconvenues
sentimentales, aux anecdotes saugrenues et autres inventions biscornues.
En revanche, le tempo a changé. Dépouillée de sa rythmique endiablée, la pop joyeuse du trio rappelle les vignettes ensoleillées d’Herman Dune, période Giant(2006) (Bye Bye Bubble Belly ou encore Come On Daniel). Hors des sentiers pop, les Waves Pictures se permettent quelques incursions en territoire country (Canary Wharf, Bumble Bee). Seul Tiny Craters In The Sand a gardé quelque chose de l’ancienne formule et fait parfois regretter l’énergie perdue du triumvirat.
En revanche, le tempo a changé. Dépouillée de sa rythmique endiablée, la pop joyeuse du trio rappelle les vignettes ensoleillées d’Herman Dune, période Giant(2006) (Bye Bye Bubble Belly ou encore Come On Daniel). Hors des sentiers pop, les Waves Pictures se permettent quelques incursions en territoire country (Canary Wharf, Bumble Bee). Seul Tiny Craters In The Sand a gardé quelque chose de l’ancienne formule et fait parfois regretter l’énergie perdue du triumvirat.