En kiosque actuellement Commander
Il s'en passe de belles sur la côte Est des États-Unis. De jeunes drogués curieux et inspirés traînent ensemble et finissent par commettre des actes de psychédélisme sonore comme on en n'attendait plus. The Warlocks, paraît-il, figurent parmi les fréquentations de Black Rebel Motorcycle Club et The Dandy Warhols. Ceux-ci seraient bien inspirés d'assurer leurs arrières car leurs copains sont de ceux qu'on ne souhaite à personne. Toxiques à l'extrême et, surtout, bien meilleurs qu'eux. Ainsi, Shake The Dope Out est un remarquable inédit lysergique de Captain America, et Hurricane Heart Attack le grand morceau de blues que Spacemen 3 a toujours oublié d'enregistrer. Ce ne sont là que les deux premiers titres de ce Phoenix Album, particulièrement fourni en acides. The Warlocks publie des singles qui durent le temps d'un album, et sa musique, où s'alignent pas moins de cinq guitares (dont celles de Sonic Boom), possède des capacités d'étirement et d'allongement proprement ahurissantes. Mais entendons-nous bien : il ne s'agit pas là de jams interminables à usage de faibles d'esprit rendus inconséquents par un usage plus que récréatif des drogues douces, mais bel et bien de rock'n'roll. Pour être convaincant, ce genre se doit d'être sale, jouissif et dangereux. Dans sa quête absurde de la répétition, The Warlocks en a capté les ingrédients essentiels.
Étienne Greib
MAGIC RPM  #68
article extrait de :
MAGIC RPM #68 Commander ce numéro


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser