Once Upon A Time In America. Les frères Rademaker ont traversé le pays d'Est en Ouest, oubliant en Californie au sein de The Tyde leur Floride natale où ils avaient sévi dans une autre vie jusqu'à assurer avec leur groupe de l'époque la première partie de... Duran Duran ! Voici trois ans, l'album Once prenait tout le monde par surprise avant d'être timidement distribué l'année suivante en France. Depuis, tandis que l'un des deux frangins, Brent, bassiste dans The Tyde, se dispersait à la tête de Beachwood Sparks, le chanteur et compositeur principal Darren préparait la suite de Once, baptisée le plus logiquement du monde Twice. Un Darren Rademaker pour qui les années 80 de Felt, The Go-Betweens, The Pale Fountains ou Lloyd Cole doivent être aussi importantes que la scène angeleno de la fin des années 60. Certains crieront donc au plagiat, à l'absence d'identité, voire au "tribute band" ! Ce qui vaudra toujours mieux que de hausser les épaules, passer son chemin et manquer de découvrir les merveilles que recèle Twice. Blur avec XTC et Coldplay avec Echo & The Bunnymen ont chacun à leur façon trouvé un écho plus conséquent que celui qu'avait accueilli leurs références initiales. Puisse-t-il en être de même avec The Tyde, Américains anglophiles des plus inspirés par un certain Lawrence... L'amour est un poison, un poison violent, et l'écoute répétée de Twice instille petit à petit ledit poison jusqu'à en faire la bande-son idéale de l'année 2003 au-delà de l'été prochain, au même titre que les rééditions de... Felt et la première compilation de Primal Scream. Selon l'écrivain Fitzgerald, les vies américaines n'ont pas de second acte, mais The Tyde lui donne tort. Pas besoin de quitte ou double, c'est déjà Twice Upon A Time In America.