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Fourteen Autumns & Fifteen Winters de The Twilight Sad

chronique d'album
Forcément, on entend un accent écossais rocailleux, et donc assumé, alors on s’emballe. Et quand il est nimbé d’atmosphères étranges et grinçantes, comme si la new wave n’avait jamais agité les eaux des lochs, nous voilà prête pour un aller et retour lunaire en recommandé. Cold Days From The Birdhouse, la lancinante complainte en ouverture de ce premier album, nous avait suffi pour établir arbitrairement que The Twilight Sad était notre Nouveau Groupe Préféré de la semaine. Comme les Manic Street Preachers, notre Groupe Préféré de Toujours, le jeune quatuor avait en plus eu le bon goût de se choisir des titres explicites à rallonge – That Summer, At Home I Had Become The Invisible Boy, ce genre. Ô les limbes d’auto-apitoiement qu’on s’imaginait déjà dévaler en leur glaçante compagnie. Peut-être par préscience, on n’avait pourtant trop osé s’aventurer au-delà de ce pas de porte si engageant et réfrigérant à la fois. Il faudra s’y faire, rien n’est jamais comme on se l’imagine après un coup de foudre. Les plages planantes et les excursions ampoulées qui s’en étaient suivies, usant et abusant de ficelles mélodramatiques pour figurer le tourment, furent naturellement décevantes. Triste crépuscule, en effet.
Estelle Chardac
MAGIC RPM  #108


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