Jusqu'où notre conscience professionnelle peut-elle nous mener? Par exemple, écouter dans son intégralité le nouvel albumdes Stranglers, dans l'espoir de trouver quelques circonstances atténuantes à ce groupe déjà mort qui n'intéresse plus personne.Difficile quand même d'accepter le remplaçant vocal de Hugh Cornwell, ce chanteur nasal du nom de Paul Roberts, atteint desinusite permanente. Comment ne pas rigoler de cette consternante reprise du Summer In The City des Lovin' Spoonful, comment ne pas s'énerver face à cette mixture de mauvais groove et de boursouflures new wave imposée tout au long de ce disque.Inutile donc de se fatiguer à tirer sur une ambulance mais risquons quand même une hypothèse : connaissant l'humour (?) et lemauvais goût des Stranglers, des strip-tease en guise de première partie pendant leurs concerts à leurs discours macho/facho rabâchés dans la presse, leur dernière facétie en date est peut-être cet album : oser sortir le plus mauvais disque de cette année. Mortsde rire, ces Stranglers survivants ont parfaitement réussi leur dernière (on l'espère) plaisanterie