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Rarement groupe aura-t-il à ce point cristallisé les espoirs de ce qu'il faut bien appeler une génération. Double inversé de Happy Mondays censés pour leur part incarner le mal, comme sur la pochette intérieure d'un deuxième album, Bummed, produit par... Martin Hannett, les Stone Roses avaient deux ans plus tôt, en 1986, enregistré ceci, rebaptisé aujourd'hui Garage Flower , avec le concours du mythique producteur mancunien, alors déjà en phase terminale, et qui décédera en plein Madchester. Le dernier album sur lequel il travaille sera d'ailleurs celui de The High, formé par Andy Couzens, un des deux laissés-pour-compte de la saga d'un quintette devenu quartette. L'arrivée de Mani à la basse, puis Elephant Stone, sous la houlette (?) de Peter Hook marqueront des débuts chez Silvertone qui démontent l'idée d'un son forgé par le seul John Leckie à l'occasion de leur premier album "officiel " de 1989. Puisque nous en sommes au chapitre de la production, signalons qu'elle est inexistante (d'où l'absence de crédits ?) sur ce disque, simple repiquage d'une cassette qui ne valait pourtant que par ses versions primitives, dénuées de tout sens du rythme, de This Is The One et I Wanna Be Adored. Seul intérêt d'un tel objet, mettre à la portée de toutes les bourses, sans avoir à se procurer le coffret des singles, le fameux Tell Me. Quant à savoir qui, de Ian Brown, Reni ou John Squire tirera le mieux son épingle du jeu dans l'avenir (l'une des devises des Stone Roses étant "The past is yours/But the future is mine"), Geffen a beau avoir retenu l'option la plus évidente du dernier nommé, les fleurs de garage sont une espèce sauvage, donc imprévisible.
Nicolas Plommée
MAGIC RPM  #12
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