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Biographie

Apparus en queue de comète du “retour du rock”, The Rakes ne sont pourtant pas des suiveurs. Les circonstances de la rencontre du chanteur Alan Donohoe du guiatriste Matthew Swinnerton, du batteur Lasse petterson et du bassiste Jamie Hornsmith n'ont rien d'extraordinaires – et importent peu, comparées au résultat. À partir de la fin 2004, le quatuor publie coup sur coup les trois singles imparables que sont Strasbourg, Retreat et Work Work Work (Pub, Club, Sleep). Secs et nerveux, les bien nommés Rakes se placent en héritiers des influences incontournables de l'an 2005 (le spectre post-punk version froide : Wire, Joy Division…) et en concurrents directs des Franz Ferdinand et autres Bloc Party. Ces dernières formations leur offrent d'ailleurs leurs premières parties, afin d'y présenter leur album Capture/Release (2005) dont le succès surprend le groupe lui-même. Leurs histoires de lads lettrés parlent à tous, et le jeu de scène curtisien de Donohoe, en contraste avec la relative nonchalance des trois autres musiciens, est pour beaucoup dans la magie de leurs concerts habités. En 2007, le quatuor publie Ten New Messages. Parmi eux, le morceau The World Was A Mess But His Hair Was Perfect, dont l'ironie du titre provient de sa genèse – une commande pour un défilé Dior (le très rock Hedi Slimane, donc). Quant au premier single, We Danced Together, il dissimule sous des dehors enjoués et accortes une tension paranoïaque, à l'image d'un album plus politisé (attentats Londoniens obligent), mais aussi plus pop et moins monolithique que le premier essai. Ten New Messages place d'office The Rakes au rang des groupes importants de ce début de nouveau millénaire.