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Et si l'anonymat était la source de l'envie ? Car sauf à considérer le guitariste des défunts Mad Dog Loose, Kurt Vanpeteghem, comme une figure de proue de la scène underground internationale, il est extrêmement facile de passer à côté de son premier album. Surtout en cette période de trêve des confiseurs peu propice à la découverte de nouveaux venus. Avec un patronyme digne d'un coureur belge (qui trahit d'ailleurs ses origines flamandes) et un nom de groupe à dormir debout, Kurt Vanpeteghem a tout fait pour passer incognito. Ce serait pourtant profondément injuste pour sa douzaine de chansons pop rustiques. Dans le genre fanfare brindezingue sans le sou et pas facile à étiqueter — successivement folk, blues, lo-fi et j'en passe —, The Plastic Fish Factory se pose un peu là. Sans parler de la voix faussement écorchée de Kurt, qui se marie à merveille avec les notes d'un accordéon désaccordé sur un disque qui n'est finalement pas sans rappeler les premiers enregistrements de Vic Chesnutt. Difficile d'espérer plus beau compliment pour commencer.
Franck Vergeade
MAGIC RPM  #26
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