Il faut
attendre le troisième morceau du premier album de ces Écossais sortis de
(presque) nulle part pour enfin tendre l’oreille. Folk Song Oblivion est, en effet, un grand morceau, un vrai tube,
digne du meilleur The National, mais travesti en parodie partielle des Sisters
Of Mercy. Passé l’effet de surprise, on ne rit pas tant que ça. Schizophrène et
joueur, The Phantom Band l’est assurément, empruntant son patronyme à une
formation menée jadis par le batteur de Can, Jaki Liebezeit.
Et le problème se repose dès Crocodile, qui ressemble à s’y méprendre, après deux bonnes minutes d’une introduction foncièrement et glorieusement butée, à une reprise du divin Dream Baby Dream de Suicide interprétée justement par Can, avant de se transformer en tendre tirade noisy où se croisent Stereolab, The Pastels et Ride. Alors, est-ce de l’art ou du haggis ?
Lorsque l’on singe Andrew Eldritch (Sisters Of Mercy) avec autant de probité, on peut tout se permettre. En synthétisant l’ensemble du génie de Captain Beefheart (Halfhound, sans plaisanter cette fois) en une seule chanson, The Phantom Band est en droit de recevoir un feu d’applaudissements nourris. Puis le groupe s’attaque au cas Depeche Mode (Left Hand Wave), avant de calmer le jeu sur Island, lacustre ballade où l’on retrouve encore la surprenante douceur dont faisait preuve Don Van Vliet dans ses moments d’apaisement. Au final, Checkmate Savage est un album à la fois génial, curieux, généreux et foutraque. Préoccupant, donc.
Et le problème se repose dès Crocodile, qui ressemble à s’y méprendre, après deux bonnes minutes d’une introduction foncièrement et glorieusement butée, à une reprise du divin Dream Baby Dream de Suicide interprétée justement par Can, avant de se transformer en tendre tirade noisy où se croisent Stereolab, The Pastels et Ride. Alors, est-ce de l’art ou du haggis ?
Lorsque l’on singe Andrew Eldritch (Sisters Of Mercy) avec autant de probité, on peut tout se permettre. En synthétisant l’ensemble du génie de Captain Beefheart (Halfhound, sans plaisanter cette fois) en une seule chanson, The Phantom Band est en droit de recevoir un feu d’applaudissements nourris. Puis le groupe s’attaque au cas Depeche Mode (Left Hand Wave), avant de calmer le jeu sur Island, lacustre ballade où l’on retrouve encore la surprenante douceur dont faisait preuve Don Van Vliet dans ses moments d’apaisement. Au final, Checkmate Savage est un album à la fois génial, curieux, généreux et foutraque. Préoccupant, donc.