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The Pains Of Being Pure At Heart de The Pains Of Being Pure At Heart

chronique d'album
Pour la deuxième année consécutive, un nouveau quatuor new-yorkais met le monde de l'indie pop en ébullition et sort son premier Lp éponyme en hiver. En 2008, Vampire Weekend remettait à la page l'afropop du Graceland (1986) de Paul Simon. En 2009, c'est The Pains Of Being Pure At Heart qui frappe les esprits avec une autre référence datant de la même époque : la mythique compilation C86 et ses jeunes groupes britanniques.

À l’instar de l'impeccable single Everything With You, les dix chansons de l'album font la synthèse des vingt-cinq dernières années de pop aigüe et mélancolique, des Smiths (A Teenager In Love) au Teenage Fanclub (Come Saturday). Surtout, Kip Berman et ses trois compagnons (discrets et presque anonymes comme un groupe de feu Sarah Records) revitalisent l'univers sonores de toute la scène twee et ses héros naïfs injustement méconnus, comme Belle And Sebastian le fit il y a dix ans – la ressemblance de la pochette avec celle de The Life Pursuit (2006) n'est d’ailleurs pas accidentelle.

Comme la bande de Glasgow, les “cœurs purs” mélangent un son bondissant et un songwriting angoissant (“You're my sister, and this love is fucking right!”), en étant sûrs de leur force jusqu'à devenir parfois présomptueux (Gentle Sons, hommage au Jesus & Mary Chain qui tourne au pastiche de Just Like Honey). N'empêche, The Pains Of Being Pure At Heart se pose là dans le revival shoegazing qui n’en finit pas d’occuper l’actualité pop moderne.
Elvire von Bardeleben
MAGIC RPM  #129


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