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Membre remarqué d'une certaine renaissance musicale brooklynoise, The National continue de s'affirmer comme l'un des meilleurs groupes en provenance d'outre-Atlantique. Après trois albums de haute tenue, le quintette des frères Devendorf et Dessner livre un Boxer du même calibre, mais davantage resserré et cohérent en termes de tempo et d'énergie. Si le chanteur Matt Berninger ce Stuart A. Staples américain a décidé de ne plus hausser le ton, ses paroles mémorables portent toujours sur la thématique des relations hommes-femmes, souvent filmées en appartement (Apartment Story, Guest Room). La force de The National est d'avoir su créer un équilibre sonore propre entre garage et pop de chambre, énergie alternative et ballade décalée. On ne compte pas les morceaux de bravoure d'un disque qui a bénéficié des coups de main non négligeables de la folkeuse Marla Hansen et de Sufjan Stevens lui-même, au piano sur Racing Like A Pro et Ada. À placer aux côtés de Sad Songs For Dirty Lovers (2003), Boxer s'avère un grand cru, long en bouche, révélateur d'un groupe au sommet de sa forme. Et soudain, être nationaliste n'a plus rien d'une tare intellectuelle.
Gilles Duhem
MAGIC RPM  #110


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