Inutile de tourner autour du pot : Those The Brokes est sans doute la meilleure suite que The Magic Numbers pouvait donner à ses premières aventures discographiques, un an à peine après des débuts mémorables. Un deuxième Lp ni tout à fait semblable au précédent, ni vraiment différent. Déclinant avec un aplomb de bon aloi leur amour pour une pop légère et multicolore à base d'harmonies vocales soigneusement confectionnées, Romeo Stodart et ses trois compagnons assument sans complexe leur filiation maintes fois citée avec The Mamas & The Papas, en choisissant un visuel qui reprend à l'identique la pose adoptée par les vieux hippies californiens sur leur plus célèbre Best Of. Mais derrière ce clin d'oeil photographique presque trop évident, on redécouvre avec bonheur un univers musical en expansion, balayé par une brise salvatrice qui évite l'apparition précoce de toute trace de moisissure.
Portés par une rythmique d'une puissance surprenante, pleine de lignes de basses rondelettes et de roulements tonitruants, les trois premiers titres frappent très fort, au propre comme au figuré et résonnent comme autant de claques au visage de tous ceux qui confondaient encore The Magic Numbers avec une bande de gros ravis ramollos. Sans se soucier des convenances, le quatuor enchaîne avec deux miniatures pop soul, Boy et Undecided, suites logiques de la reprise du Crazy In Love de Beyoncé, qui prouvent que, sous des dehors pachydermiques, il possède une sensualité et une souplesse dans le déhanché qui ne cesse de surprendre. La deuxième partie de l'album se présente comme un retour aux tonalités plus acoustiques du prédécesseur, préservé des redites par des arrangements de plus en plus maîtrisés. Pas de doute : défiant les lois du hasard et des probabilités, les numéros magiques sortent toujours gagnants au deuxième tirage.
Portés par une rythmique d'une puissance surprenante, pleine de lignes de basses rondelettes et de roulements tonitruants, les trois premiers titres frappent très fort, au propre comme au figuré et résonnent comme autant de claques au visage de tous ceux qui confondaient encore The Magic Numbers avec une bande de gros ravis ramollos. Sans se soucier des convenances, le quatuor enchaîne avec deux miniatures pop soul, Boy et Undecided, suites logiques de la reprise du Crazy In Love de Beyoncé, qui prouvent que, sous des dehors pachydermiques, il possède une sensualité et une souplesse dans le déhanché qui ne cesse de surprendre. La deuxième partie de l'album se présente comme un retour aux tonalités plus acoustiques du prédécesseur, préservé des redites par des arrangements de plus en plus maîtrisés. Pas de doute : défiant les lois du hasard et des probabilités, les numéros magiques sortent toujours gagnants au deuxième tirage.