"Entre le Stereolab de Peng!
et le Slowdive de Souvlaki"… Évoqués fût
un temps sur notre blog, The Leaf Library est un quintette londonien dont le
premier album, Different Activities, Similar Diversions, vient de sortir
en prix libre sur sa page Bandcamp. Divagation pop aussi sobre que maitrisée,
ce premier essai précieusement organique et saupoudrée d'électronique alterne hits aux accents krautrock et
ballades hantées avec une simplicité, une délicatesse et une évidence qui font
mouche. Comme du Broadcast virginal ou The Go Find devenu ambitieux. Rencontre mailée avec des musiciens modestes et attachants, à l'image de leur musique. [Entrevue Emilien Villeroy].
Est-ce que vous pouvez faire les présentations brièvement ?
The Leaf Library : Alors, Kate Gibson au chant et aux claviers. Matt Ashton à la guitare et aux chœurs. Gareth Jones tient la basse tandis que Ben Smith est guitariste et claviériste. Enfin, Lewis Young joue de la batterie et un peu de clavier aussi.
Comment vous êtes vous rencontrés ?
Matt : Kate et moi sommes amis de longue date. Nous avons rencontré Ben en fréquentant la scène musicale de notre ville natale, Reading.
Gareth : J'étais un grand fan de Saloon, le premier groupe de Matt, depuis que je les avais vus en concert à Manchester, là où j'étudiais, mais je n'ai appris que bien plus tard qu'ils s'étaient séparés et suivaient chacun de nouveaux projets. L’un deux, The Leaf Library, cherchait alors un bassiste et j'aimais beaucoup les idées qu'ils développaient, ainsi que les premières chansons que Matt et Kate m'ont jouées. J'ai donc été ravi de les rejoindre. En dehors de ça, je joue dans Wintergreen, qui ferait passer The Leaf Library pour la formation la plus prolifique de sa génération.
Lewis : Je travaillais dans le coin comme designer quand un collègue a appris que j'étais batteur, et m'a parlé de ces gens, The Leaf Library, pour qui l'absence de tatapoum représentait un vide terrible. Je ne me souviens plus vraiment de la première fois où j'ai répété avec eux – il y a un an peut être ? On devrait fêter l’anniversaire de mon arrivée d’ailleurs, ça serait cool. Je suis aussi bassiste chez Naomi Hates Humans, et j'ai un projet solo du nom de SIGNALSIGNAL.
Quel est votre premier souvenir en commun ?
Matt : On a joué pour la première fois ensemble il y a un an, une énorme révélation : nous évoluions comme un vrai groupe ! Avant cela, Kate et moi avions joué ensemble, il y a de cela treize ans, dans une modeste chambre face à un ami qui avait été, je crois, très impressionné. Puis quand mon aventure avec Saloon s'est terminée, nous nous sommes revus et avons formé un groupe à Reading, j’ai nommé Maps. Quand j'ai déménagé à Londres, ce projet a lentement évolué pour devenir The Leaf Library, avec l'addition de Gareth, puis Ben. Lewis est le petit dernier. C'est aussi le mieux habillé.
Quel était votre ambition quand vous avez débuté The Leaf Library ?
Matt : Quand Kate et moi avons lancé ce projet, je voulais faire quelque chose de beaucoup plus dépouillé que ce dont j'avais l'habitude. Je voulais de belles compositions qui ne tiendraient qu'avec le minimum, le moins de guitare possible, en réaction à ce que l'on faisait avec Saloon, à savoir empiler les instruments sans cesse pour obtenir un son énorme. Je voulais aussi essayer d'avoir le moins de paroles possibles, vu que je ne suis pas très doué dès qu'il s'agit de faire de longs textes. Évidemment, ces objectifs ont un peu évolué depuis, mais nous essayons toujours de ne pas en faire trop, et nous avons l'habitude de nous débarrasser progressivement des choses qui ne sont pas essentielles à notre musique. Et je n'aime toujours pas écrire ces foutues paroles !
Quelles sont les disciplines qui ont inspiré The Leaf Library et qui l’inspirent encore aujourd'hui ?
Matt : Principalement la musique des autres. Mais aussi la météo, la marche, les immeubles et la papeterie. Le cinéma et la littérature n’ont jamais été des influences primordiales, même si notre morceau No Memories, No Plans tire son nom de La Jetée de Chris Marker.
Quelles sont les trois choses qui n'ont pas influencé The Leaf Library ?
The Leaf Library : L'hédonisme, la recherche de la gloire et Kings Of Leon.
Vous sortez votre premier album après un paquet d'années d'existence. Pourquoi un tel délai ?
Matt : Une succession d’événements : avoir des diplômes, un peu de paresse, être courtisé par un label, puis être ignoré par ce label, et puis encore un peu de paresse. Le disque est essentiellement composé d’éléments que nous avons enregistrés ici et là en essayant de forger notre identité, et ce n'est qu'au bout d'un certain temps que cet amas d’idées a formé un “album” à nos yeux. Mais ça nous a pris beaucoup trop de temps, ce qui était très frustrant pour nous qui voulions sortir quelque chose de nouveau à la fin de chaque année. Tu vois, c'est comme ça qu'on faisait dans l'ancien temps, pas vrai ?
De quelle manière le groupe a-t-il mûri depuis sa création ?
Matt : Nous sommes plus confiants dans notre écriture et notre jeu. Les concerts sont beaucoup plus agréables maintenant que je ne passe plus mon temps à craindre de me planter en permanence.
La composition est-elle un processus démocratique ?
Matt : Aujourd'hui, nous écrivons tous nos titres ensemble, le plus souvent à partir d'une base que j'ai trouvée. Mais à l'origine, c'était seulement Kate et moi. J'écris toutes les paroles. On ne compose pas vraiment en jouant... On n’est jamais très bons quand on joue ensemble, à part si l'on connait exactement nos parties ! Nous sommes loin d’être passés par un apprentissage formel, ça nous prend donc un peu de temps avant de savoir quelle corde nous devons gratter et sur quel bouton appuyer.
Activity by The Leaf Library
Est-ce que vous pouvez faire les présentations brièvement ?
The Leaf Library : Alors, Kate Gibson au chant et aux claviers. Matt Ashton à la guitare et aux chœurs. Gareth Jones tient la basse tandis que Ben Smith est guitariste et claviériste. Enfin, Lewis Young joue de la batterie et un peu de clavier aussi.
Comment vous êtes vous rencontrés ?
Matt : Kate et moi sommes amis de longue date. Nous avons rencontré Ben en fréquentant la scène musicale de notre ville natale, Reading.
Gareth : J'étais un grand fan de Saloon, le premier groupe de Matt, depuis que je les avais vus en concert à Manchester, là où j'étudiais, mais je n'ai appris que bien plus tard qu'ils s'étaient séparés et suivaient chacun de nouveaux projets. L’un deux, The Leaf Library, cherchait alors un bassiste et j'aimais beaucoup les idées qu'ils développaient, ainsi que les premières chansons que Matt et Kate m'ont jouées. J'ai donc été ravi de les rejoindre. En dehors de ça, je joue dans Wintergreen, qui ferait passer The Leaf Library pour la formation la plus prolifique de sa génération.
Lewis : Je travaillais dans le coin comme designer quand un collègue a appris que j'étais batteur, et m'a parlé de ces gens, The Leaf Library, pour qui l'absence de tatapoum représentait un vide terrible. Je ne me souviens plus vraiment de la première fois où j'ai répété avec eux – il y a un an peut être ? On devrait fêter l’anniversaire de mon arrivée d’ailleurs, ça serait cool. Je suis aussi bassiste chez Naomi Hates Humans, et j'ai un projet solo du nom de SIGNALSIGNAL.
Quel est votre premier souvenir en commun ?
Matt : On a joué pour la première fois ensemble il y a un an, une énorme révélation : nous évoluions comme un vrai groupe ! Avant cela, Kate et moi avions joué ensemble, il y a de cela treize ans, dans une modeste chambre face à un ami qui avait été, je crois, très impressionné. Puis quand mon aventure avec Saloon s'est terminée, nous nous sommes revus et avons formé un groupe à Reading, j’ai nommé Maps. Quand j'ai déménagé à Londres, ce projet a lentement évolué pour devenir The Leaf Library, avec l'addition de Gareth, puis Ben. Lewis est le petit dernier. C'est aussi le mieux habillé.
Quel était votre ambition quand vous avez débuté The Leaf Library ?
Matt : Quand Kate et moi avons lancé ce projet, je voulais faire quelque chose de beaucoup plus dépouillé que ce dont j'avais l'habitude. Je voulais de belles compositions qui ne tiendraient qu'avec le minimum, le moins de guitare possible, en réaction à ce que l'on faisait avec Saloon, à savoir empiler les instruments sans cesse pour obtenir un son énorme. Je voulais aussi essayer d'avoir le moins de paroles possibles, vu que je ne suis pas très doué dès qu'il s'agit de faire de longs textes. Évidemment, ces objectifs ont un peu évolué depuis, mais nous essayons toujours de ne pas en faire trop, et nous avons l'habitude de nous débarrasser progressivement des choses qui ne sont pas essentielles à notre musique. Et je n'aime toujours pas écrire ces foutues paroles !
Quelles sont les disciplines qui ont inspiré The Leaf Library et qui l’inspirent encore aujourd'hui ?
Matt : Principalement la musique des autres. Mais aussi la météo, la marche, les immeubles et la papeterie. Le cinéma et la littérature n’ont jamais été des influences primordiales, même si notre morceau No Memories, No Plans tire son nom de La Jetée de Chris Marker.
Quelles sont les trois choses qui n'ont pas influencé The Leaf Library ?
The Leaf Library : L'hédonisme, la recherche de la gloire et Kings Of Leon.
Vous sortez votre premier album après un paquet d'années d'existence. Pourquoi un tel délai ?
Matt : Une succession d’événements : avoir des diplômes, un peu de paresse, être courtisé par un label, puis être ignoré par ce label, et puis encore un peu de paresse. Le disque est essentiellement composé d’éléments que nous avons enregistrés ici et là en essayant de forger notre identité, et ce n'est qu'au bout d'un certain temps que cet amas d’idées a formé un “album” à nos yeux. Mais ça nous a pris beaucoup trop de temps, ce qui était très frustrant pour nous qui voulions sortir quelque chose de nouveau à la fin de chaque année. Tu vois, c'est comme ça qu'on faisait dans l'ancien temps, pas vrai ?
De quelle manière le groupe a-t-il mûri depuis sa création ?
Matt : Nous sommes plus confiants dans notre écriture et notre jeu. Les concerts sont beaucoup plus agréables maintenant que je ne passe plus mon temps à craindre de me planter en permanence.
La composition est-elle un processus démocratique ?
Matt : Aujourd'hui, nous écrivons tous nos titres ensemble, le plus souvent à partir d'une base que j'ai trouvée. Mais à l'origine, c'était seulement Kate et moi. J'écris toutes les paroles. On ne compose pas vraiment en jouant... On n’est jamais très bons quand on joue ensemble, à part si l'on connait exactement nos parties ! Nous sommes loin d’être passés par un apprentissage formel, ça nous prend donc un peu de temps avant de savoir quelle corde nous devons gratter et sur quel bouton appuyer.
Activity by The Leaf Library