Les Suédois de The Knife étaient apparus
comme de bons petits soldats electroclash préfabriqués à l’époque de leur
premier album, Deep Cuts.
Aujourd’hui, le duo réapparaît avec un disque plus compact et déconcertant, à
mille lieux de l’imagerie criarde de leurs premières pochettes et vidéos, qui
nous rappelaient les cours de gymnastique cathodiques dispensés par Véronique
et Davina. Il est vrai qu’entre-temps, leur morceau Heartbeats, repris en acoustique par José Gonzáles, a fait parler
d’eux.
Ce changement d’ambiance radicale est tangible sur Silent Shout, qui pourrait être la bande-son répétitive d’un film d’angoisse transalpin. Entre sorcière et petite fille modèle, la voix de Karin Dreijer Andersson dessine des motifs irréels, à la fois profonds et glaciaux. Les nappes synthétiques accentuent la singularité de cette disco de chambre de bonne. Les onze nouvelles compositions retentissent de façon beaucoup plus sombre que les délires fluorescents de leurs débuts, évoquant des Teletubbies en pleine messe noire, ou bien les Cocteau Twins en train de vanter les mérites des renseignements téléphoniques.
Et quand Olof délaisse ses claviers pour chanter avec sa sœur, on assiste à la rencontre inattendue de Jay Jay Johanson avec Siouxsie. Ce groupe, moins knife mais plus complexe qu’il n’y paraît, imprime durablement des images cauchemardesques et invente le r’n’b gothique.
Ce changement d’ambiance radicale est tangible sur Silent Shout, qui pourrait être la bande-son répétitive d’un film d’angoisse transalpin. Entre sorcière et petite fille modèle, la voix de Karin Dreijer Andersson dessine des motifs irréels, à la fois profonds et glaciaux. Les nappes synthétiques accentuent la singularité de cette disco de chambre de bonne. Les onze nouvelles compositions retentissent de façon beaucoup plus sombre que les délires fluorescents de leurs débuts, évoquant des Teletubbies en pleine messe noire, ou bien les Cocteau Twins en train de vanter les mérites des renseignements téléphoniques.
Et quand Olof délaisse ses claviers pour chanter avec sa sœur, on assiste à la rencontre inattendue de Jay Jay Johanson avec Siouxsie. Ce groupe, moins knife mais plus complexe qu’il n’y paraît, imprime durablement des images cauchemardesques et invente le r’n’b gothique.
1 réaction réagir
primo : Deep cuts est leur 2ème album
secundo : Silent shout est un chef d'oeuvre
tercio : Fever Ray en est la fabuleuse confirmation.
Alexandre Cognard : lave toi les oreilles, ta critique est complètement à coté
secundo : Silent shout est un chef d'oeuvre
tercio : Fever Ray en est la fabuleuse confirmation.
Alexandre Cognard : lave toi les oreilles, ta critique est complètement à coté