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Chronique live - 28/10/09 de The Killers

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PARIS GAGNÉ : THE KILLERS SE LA DONNE AU NOUVEAU CASINO
Par notre envoyée très spéciale Estelle Chardac.


Le dilemme était cocasse ce 28 octobre à Paris : Kills ou Killers ? Les pisse-froids s'en furent comme prévu décéder au concert des premiers, tandis que les plus éclairés choisirent de s'adonner au plaisir coupable des Killers, du 100% sucre, garanti sans Kate Moss ni cheveux gras. Bien au contraire, en fait, Brandon Flowers ayant enfilé ses nouvelles plumes et Dave "Brian May" Keunig, soigné son triptyque perruque bouclée-chemise léopard-guitare étoile.

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Mais plus qu'un look, si brillamment maladroit soit-il, c'est surtout un son qui monopolise d'entrée de jeu l'attention du public. Une très nette impression de se prendre un réacteur d'Airbus 377-ER en pleine cravate se précise au fur et à mesure de la setlist cousue de tubes, interprétée par un groupe excité comme s'il était à Wembley. Le parterre d'invités, mélange d'acteurs blasés de l'industrie du disque et de quelques fans greffés à leurs téléphones portables, est pourtant assez clairsemé.

Tant mieux, on a alors toute la place nécessaire pour lever fièrement le poing, tel un soldat du groove, sur le refrain de All The Things That I've Done, ventiler sa cellulite fessière au rythme tropical de Joy Ride (extrait de la nouvelle livrée Day & Age), revenir à des émotions adolescentes en enlaçant sa meilleure amie (le toujours gracieux Read My Mind) et pogoter aussi violemment que ses talons le permettent sur d'autres accords familiers (Somebody Told Me/Jenny Was A Friend Of Mine/Mr Brightside).

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Forcément, il faut être un tant soit peu sensible aux sonorités synthétiques et à la prose duranienne pour apprécier le nouveau single disco-existentialiste Human  - "Are we human/Or are we dancer", Pet Shop Boys n'aurait pas mieux dit. Mais les Killers s'adressent avant tout aux gens de bonne foi, décomplexés devant une telle abondance de refrains carnassiers, ou curieux de nouvelles compositions un peu plus retorses, telle la rutilante et déphasée Losing Touch.

Dommage que I Can't Stay, brillante émulation de Concrete & Clay pour la nouvelle génération, ait été écartée du programme. De l'americana au Club Tropicana, il n'y a qu'un pas, que les gars de Vegas franchissent toujours avec un sens de l'équilibre bluffant.

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sylvain - 31/10/2008 16:13
Joli compte rendu Estelle ! J'y étais aussi et ça m'a inspiré ceci http://parlhot.over-blog.com On a du se voir, je crois, à l'écoute du disque lundi dernier A+ Sylvain