La dernière décennie a vu quantité de groupes scandinaves en tout genre débarquer sur la scène internationale. Paradoxalement, The Jessica Fletchers n'en est pas le moins intrigant, qui redonne ses lettres de noblesse au mot "rétro". Apparemment mus par une aversion tenace envers toute musique post-1975, ces Suédois consacrés à domicile par le maxi Sorry About The Noise (2000) nous servent une pop surannée, d'une agaçante orthodoxie. C'est donc l'oeil dans le rétroviseur que le quintette convoque The Kinks, Bowie et Small Faces, recettes éprouvées, flûtes et trompettes, et tisse la trame d'un objet déjà vieux à sa sortie. On pourrait arguer de la réelle bonne tenue des mélodies, du classique ciselé des orchestrations et c'est sans doute vrai. Mais, en dehors de Summer Holiday & Me, sa guitare garage et son refrain catchy, autant réécouter The Village Green Preservation Society pour la millième fois, en coupant court au syndrome Austin Powers.