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The Smell Of Our Own de The Hidden Cameras

chronique d'album
Décidément, la mode est aux collectifs. Certes, en comparaison avec The Polyphonic Spree, The Hidden Cameras ne compte que quatorze membres, mais cette bande d'activistes gay de Toronto possède plus d'un tour dans sa poche. Le site web s'appelle d'ailleurs Music Is My Boyfriend, et la pochette parle d'elle-même. Découvert avec son entêtant single (Ban Marriage) qui le situait entre Pulp et Orchestral Manoeuvres In The Dark, le groupe confirme de belles prédispositions mélodiques sur la longueur de TheSmell Of Our Own. Prônant l'hédonisme en général et la"gay church folk music" en particulier, The Hidden Cameras n'hésite donc pas à jouer dans des églises, faire monter des danseurs sur scène, multiplier les choeurs à la tierce, bref déclencher l'hystérie collective dans un univers pop trop sage et propret à son goût. Avec des chansons au diapason et aussi immédiates que Golden Streams, Ban Marriage ou The Animals Of Prey, cette fanfare de gais lurons ne faillit que rarement dans son entreprise musicale. Rappelant souvent la folie douce des trop rares Animals That Swim, The Hidden Cameras n'est pas seulement la première signature canadienne de l'histoire du label londonien Rough Trade, mais la meilleure depuis The Tyde. C'est dire le niveau des ébats.
Franck Vergeade
MAGIC RPM  #70
article extrait de :
MAGIC RPM #70 Commander ce numéro


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