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The Flaming Lips 06/05/2009

The Flaming Lips

Acte 2
Faisons maintenant fi de la polémique et abordons un sujet plus excitant : les Flaming Lips préparent leur douzième album studio. "Nous pensons l'appeler Embryonic, mais on ne sait pas si ça sera juste Embryonic ou Embryonic And quelque chose. Mais en tout cas, on pense qu'il s'appellera Embryonic", a ainsi révélé le groupe à Stereogum dans le cadre de sa précieuse rubrique Progress Report.

Ça devrait donc s'appeler Embryonic, et c'est dans la vieille bicoque du multi-instrumentiste et ex-héroinomane Steven Drozd que les premières esquisses du disque (qui devrait s'appeler Embryonic) ont été tracées. Une baraque victime de la crise des subprimes et vidée en conséquence, l'endroit parfait pour boutiquer un studio de fortune, les musiciens d'une autre dimension estimant que le vide donnait une certaine résonance, "une clarté" qui n'aurait pas été possible si la maison avait été meublée.

Après avoir placés des micros et des guitares dans tous les coins, les Flaming ont commencé à s'ébrouer de manière arnachique, tissant sans aucune ligne directrice des phrases musicales éparses avant de reconstituer le puzzle à l'aide de machines. Des ordinateurs et du bordel qui donneraient lieu à un album schizophrène. "On a des trucs qui ne sonnent comme rien de ce que l'on aurait pu faire de manière intentionnelle, comme si c'était la musique de quelqu'un d'autre", décrit Wayne Coyne.

"C'est du free rock. Du free rock extraterrestre. Il n'y a pas vraiment de chanson derrière. C'est juste un bordel halluciné". Des mots qui nous ramènent aux périodes les plus déglinguées du groupe, le chanteur comparant même une partie du disque aux travaux de Miles Davis.

L'autre versant de la schizophrénie serait plus à rapprocher des compositions limpides autrefois créées par... John Lennon (en particulier les titres Imagine ou Instant Karma). "Je ne pense pas que nous ayons déjà mis au point une telle combinaison. On a dix ou onze chansons qui vivotent entre des expérimentations free et des chansons très simples basées sur un ou deux instruments", confirme Wayne, qui devrait entrer en studio avec ses acolytes à la fin du mois de mai pour fignoler le matériau sonore pendant trois semaines, et notamment une chanson dont il est très fier et que "Dave Fridmann aime beaucoup" : Convinced Of The Hex.

Pour ceux qui s'inquiètent de l'apparent chaos qui semble régir le processus de création du disque, Wayne Coyne rassure son monde : "Nos meilleurs moments surviennent surtout par accident (...). Il y a beaucoup de regrets, beaucoup de trucs enquiquinants qui se passent. Mais l'art et les accrocs vont de paire. Si tu n'es pas prêt à te faire humilier, tes créations seront surement super chiantes".

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