De retour sur terre après de longues vacances
intergalactiques loin des bacs des disquaires, ponctuées par le film Christmas
On Mars (2008), Wayne Coyne et ses camarades ont ramené une vraie saloperie
d’alien dans leur soute à bagages. Que ce nouvel album soit double passe
encore. Après tout, The Flaming Lips avait déjà fait pire puisque Zaireeka
(1997) comprenait pas moins de quatre volumes, à peu près tous inécoutables.
Plus désagréable est l’impression de longueur, de complaisance et, pour tout
dire, de grand n’importe quoi que procurent les premières écoutes de ce pensum
approximatif.
Comme pour mieux faire pardonner (mais aux yeux de qui, grand Dieu ?) son succès commercial tardif et ses incursions récentes dans le monde de la pop, le groupe semble n’avoir de cesse de rompre avec toute forme de confort musical pour renouer avec l’esprit punk bruitiste et le psychédélisme maladif de ses débuts. Une intention somme toute respectable, mais qui finit par ne paver qu’un enfer sonore. Ici, l’auditeur n’est pas le bienvenu, c’est le moins qu’on puisse dire. Il a même franchement l’impression de déranger. Sur fond de rythmique dub (oui, dub !), Convinced Of The Hex donne le ton, projetant en apesanteur un chaos dissonant à la Wire.
Au milieu du fracas et de la fureur, Coyne hulule, régresse même parfois au stade de fœtus chantant, se lamentant avec la même naïveté confondante sur la méchanceté des hommes (Evil) et la chute des feuilles (See The Leaves). Seuls surnagent çà et là quelques magnifiques moments d’accalmie relative, tels Powerless ou The Ego’s Last Stand, qui évoquent même le bouleversant solipsisme de Niandra Lades (1995) de John Frusciante. Noyées dans la profusion des ces dix-huit titres, ces quelques réussites ne parviennent pas à corriger complètement le tir. Et restent, malheureusement, à l’état Embryonic.
Comme pour mieux faire pardonner (mais aux yeux de qui, grand Dieu ?) son succès commercial tardif et ses incursions récentes dans le monde de la pop, le groupe semble n’avoir de cesse de rompre avec toute forme de confort musical pour renouer avec l’esprit punk bruitiste et le psychédélisme maladif de ses débuts. Une intention somme toute respectable, mais qui finit par ne paver qu’un enfer sonore. Ici, l’auditeur n’est pas le bienvenu, c’est le moins qu’on puisse dire. Il a même franchement l’impression de déranger. Sur fond de rythmique dub (oui, dub !), Convinced Of The Hex donne le ton, projetant en apesanteur un chaos dissonant à la Wire.
Au milieu du fracas et de la fureur, Coyne hulule, régresse même parfois au stade de fœtus chantant, se lamentant avec la même naïveté confondante sur la méchanceté des hommes (Evil) et la chute des feuilles (See The Leaves). Seuls surnagent çà et là quelques magnifiques moments d’accalmie relative, tels Powerless ou The Ego’s Last Stand, qui évoquent même le bouleversant solipsisme de Niandra Lades (1995) de John Frusciante. Noyées dans la profusion des ces dix-huit titres, ces quelques réussites ne parviennent pas à corriger complètement le tir. Et restent, malheureusement, à l’état Embryonic.