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At War With The Mystics de The Flaming Lips

chronique d'album
Ironiquement, la musique la plus fraîche et la plus jouissive du printemps jamais l'association pop et moderne n'a aussi bien mérité son titre n'est pas jouée par quelques prépubères chevelus à l'étroit dans leurs jeans et leur blog, mais par une bande de quadras américains tirés à quatre épingles, authentiques Scary Monsters de studios aux tempes grisonnantes. Sans revenir sur la magistrale métamorphose artistique opérée par The Flamig Lips avec The Soft Bulletin (1999) et, dans une moindre mesure, Yoshimi Battles The Pink Robots (2002), tous deux en passe d'être réédités en 5.1, il convient de dire que At War With The Mystics est un album pour le moins attendu au tournant. Et qui ne déçoit pas ! Troquant les clins d'oeil appuyés au dub de jadis pour un funk spatial lézardé de riffs rock le groupe cite entre autres joyeusetés Black Sabbath comme réfé-rence de poids et de bruissements électroniques, Wayne Coyne et les siens témoi-gnent avant tout d'une audace musicale digne du héros berlinois David Bowie, l'humeur sautillante en sus (Ashes To Ashes). Car si les Lips empruntent à la guitare de Robert Fripp (Bowie et Eno, donc, King Crimson), c'est pour mieux lui adjoin-dre des harmonies vocales dignes des Beach Boys, nombre de claviers psychédéli-ques (Rhodes, Synth Flute, Vocoder) et une basse énorme, entre autres Diddley beat mâtiné de bleeps saturés. Mais passons sur le détail des nombreux ingrédients pour nous concentrer sur l'alchimie d'un disque sachant ménager ses effets de surprises : jamais vraiment là où on l'attend, le trio ose ici les associations les plus folles sans jamais sacrifier à la cohérence de l'ensemble, au point de
MAGIC RPM  #99
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