La formule de
The Fall n’a pas changé en trente-quatre ans : le parlé-chanté misanthrope
et hautain de Mark E Smith sur une musique qui joue de la transe, malgré ses
dissonances et ses références lointaines mais apparentes à l’Amérique des early
sixties. Des hauts, des bas, une trentaine d’albums, des changements de line-up
dont la recension remplirait un livre de poche, mais toujours de surprenants
retours en forme. Cette première livraison pour Domino constitue d’ailleurs une
belle surprise.
L’un des morceaux les plus remarquables et les plus typiques de l’esprit de Mark E Smith s’intitule Bury Pts. 1+3, soit le même titre en trois versions : la première au son bourbeux directement capté en répétition, la seconde instrumentale et basique, la troisième glorieusement “fallesque” avec ce sautillement agressif caractéristique. Dans le même esprit, O.F.Y.C. Showcase démarre par un long beat de batterie, avant que Smith marmonne et qu’un synthétiseur analogique distordu (ce son acide est l’une des marques de Your Future Our Clutter) impulse un vrai mouvement.
La première guitare n’arrive qu’une bonne minute après le début des opérations. Atrabilaire et drôle comme jamais, boosté par un son vivant, toujours libre du format qu’il s’impose, Mark E Smith conclue par une sombre ballade electro-motorik. “You don’t deserve rock’n’roll”, sont ses derniers mots. Aucune raison de cesser d’adorer ce personnage qui aime se faire détester.
L’un des morceaux les plus remarquables et les plus typiques de l’esprit de Mark E Smith s’intitule Bury Pts. 1+3, soit le même titre en trois versions : la première au son bourbeux directement capté en répétition, la seconde instrumentale et basique, la troisième glorieusement “fallesque” avec ce sautillement agressif caractéristique. Dans le même esprit, O.F.Y.C. Showcase démarre par un long beat de batterie, avant que Smith marmonne et qu’un synthétiseur analogique distordu (ce son acide est l’une des marques de Your Future Our Clutter) impulse un vrai mouvement.
La première guitare n’arrive qu’une bonne minute après le début des opérations. Atrabilaire et drôle comme jamais, boosté par un son vivant, toujours libre du format qu’il s’impose, Mark E Smith conclue par une sombre ballade electro-motorik. “You don’t deserve rock’n’roll”, sont ses derniers mots. Aucune raison de cesser d’adorer ce personnage qui aime se faire détester.