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Dizzy Spells de The Ex

chronique d'album
Cela fait maintenant plus de vingt ans que The Ex poursuit une trajectoire très personnelle et originale. Quelque quinze albums et des centaines de concerts plus tard, le groupe néerlandais parvient toujours à se ressourcer et à se réinventer. On retrouve sur Dizzy Spells les éléments qui ont fait sa renommée : énergie punk rock, structure éclatée, improvisation et liberté rythmique, apport des musiques ethniques, conscience politique. Produits de mains de maître par Steve Albini, les douze titres forment un ensemble indissociable. Si les premiers (Town Of Stone ou Nobodies Dream) sont relativement classiques : base punk hardcore et structures orthodoxes, plus on progresse dans l'album et plus on s'éloigne des sentiers battus. Sur Oskar Beck, la voix est soutenue par une rythmique linéaire, mais pas simpliste sur laquelle se pose une ligne de basse minimale et des bruitages de guitares. Burnsome est un titre plus résolument jazz : une suite d'accords complexes, une rythmique parfois polyphonique et une voix rappelant Ian McKaye. The Chair Needs Paint est totalement déstructuré et fait penser autant aux Membranes qu'à Flipper jammant avec PIL. Au final, un album qui, s'il ne lui ouvre pas les portes d'un nouveau public, saura ravir ses fans actuels.
Jérôme Mestre
MAGIC RPM  #50
article extrait de :
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