Le chanteur de Young Michelin, Romain Guerret, a écouté le premier album
très attendu de The Drums, qui sort le 7 juin. le verdict est ici. Et nulle part ailleurs.
01 Best Friend
Meilleur ami. Je ne parle pas bien anglais, mais je suis arrivé à traduire ce premier titre. C'est un bon début, et dans la vie, les copains, c'est important. Départ sur les chapeaux de roue, tous les ingrédients de la musique de The Drums sont clairement énoncés ici : réverb’, chœurs, motifs de synthétiseur et soli de guitares nerveux, tambourinage et texte chanté comme un hymne.
02 Me & The Moon
Batterie à la Joy Division, son froid, ligne claire, le tout réchauffé par la mélodie du chant et des handclaps (ndlr. ah ben si, Romain, tu parles anglais !). Le break de synthétiseur est assez cosmique dans son genre. Moi & La Lune : il pense à une fille, la nuit, en voiture, en revenant de son cours de surf ou de chez le coiffeur.
03 Let's Go Surfing
La chanson qui les a fait connaître et qui avance contre vents et marées. Difficile de faire plus simple au niveau de la structure et de la mélodie, bravo. On surfe, certes, mais c'est la fin de la saison et le sable est mouillé.
04 Book Of Stories
Le morceau le plus twee et mélodique de l’album. Tiens, de la flûte ! C'est quelque chose qu'on aime bien, nous, le flûtiau, le teen whistle irlandais, l'instrument le moins cher du monde. Il ne veut plus chanter, il ne veut plus danser sans elle, mais ça ne l'empêche pas de passer à la plage suivante.
05 Skippin’ Town
J'entends la guitare de Bernard Sumner dans le jeu de Jacob Graham. La mélodie est ultrasimple puisque que tout tourne sur deux accords, pas évident à tenir sur 3’15. J'aime beaucoup l'arrivée du synthétiseur, un liant nécessaire à la bonne tenue du refrain. Toop toop vocaux et claquements de mains font sautiller la ville.
06 For Ever And Ever Amen
Le morceau le plus insignifiant, le refrain est presque énervant. Niveau arrangements, rien ne bouge, ça tourne à vide. Un petit côté New Order dans ce que New Order peut avoir de plus pénible (ndlr. on est resté de marbre).
07 Down By The Water
Un titre qui se trouvait déjà sur leur premier Ep, Summertime! (2009). Une chanson d'amour, forcément triste. C'est le slow du disque, sans aucun doute.
08 It Will All End In Tears
Ambiance plus sombre, tout cela finira par des larmes… C'est bleu, blanc et gris, le soleil a du mal à percer à travers les nuages. Si l'on sort en tee-shirt, il faut penser à prévoir un petit pull.
09 We Tried
Introduction sixties en diable, handclaps et tambourin à tous les étages. La guitare aigrelette marche main dans la main avec le chant et porte la basse sur ses frêles épaules. Ils ont essayé, ils ont réussi.
10 I Need Fun In My Life
Introduction en preset “marimba” doublé par sa cousine électrique, la guitare. Le chanteur dit qu'il veut rentrer à la maison pour que sa baby le serre dans ses bras. Courage Jonathan Pierce, plus que deux morceaux.
11 I'll Never Drop My Sword
Jolie ligne de basse rondelette, guitare twang en second plan, ce titre repose un peu et fait du bien. Voix plus nuancée, des silences, et nappes de synthétiseur à la The Wake ! J'aime bien la mélancolie douce qui se dégage de ce titre, ça me rappelle The Field Mice. Mon morceau préféré du disque.
12 The Future
Une chanson sur le futur qui referme tristement l'album et qui, paradoxalement, l'ouvre sur d'autres couleurs. Les Drums se sont fait piquer leur surf en débarquant sur les côtes anglaises.
Verdict
Moins dark que Crystal Stilts, moins vintage et plus tendu que The Pains Of Being Pure At Heart, voici venir The Drums, toutes voiles dehors. Le résultat est lumineux, fun et ultrapop, les singles potentiels au rendez-vous, placés bien en évidence dans la vitrine. Si le côté systématique de la voix fatigue un peu sur la première partie de l'album – c'est surffisant –, les choses prennent une autre tournure sur la seconde, avec des titres comme We Tried ou I'll Never Drop My Sword, les deux meilleurs chansons de The Drums.
01 Best Friend
Meilleur ami. Je ne parle pas bien anglais, mais je suis arrivé à traduire ce premier titre. C'est un bon début, et dans la vie, les copains, c'est important. Départ sur les chapeaux de roue, tous les ingrédients de la musique de The Drums sont clairement énoncés ici : réverb’, chœurs, motifs de synthétiseur et soli de guitares nerveux, tambourinage et texte chanté comme un hymne.
02 Me & The Moon
Batterie à la Joy Division, son froid, ligne claire, le tout réchauffé par la mélodie du chant et des handclaps (ndlr. ah ben si, Romain, tu parles anglais !). Le break de synthétiseur est assez cosmique dans son genre. Moi & La Lune : il pense à une fille, la nuit, en voiture, en revenant de son cours de surf ou de chez le coiffeur.
03 Let's Go Surfing
La chanson qui les a fait connaître et qui avance contre vents et marées. Difficile de faire plus simple au niveau de la structure et de la mélodie, bravo. On surfe, certes, mais c'est la fin de la saison et le sable est mouillé.
04 Book Of Stories
Le morceau le plus twee et mélodique de l’album. Tiens, de la flûte ! C'est quelque chose qu'on aime bien, nous, le flûtiau, le teen whistle irlandais, l'instrument le moins cher du monde. Il ne veut plus chanter, il ne veut plus danser sans elle, mais ça ne l'empêche pas de passer à la plage suivante.
05 Skippin’ Town
J'entends la guitare de Bernard Sumner dans le jeu de Jacob Graham. La mélodie est ultrasimple puisque que tout tourne sur deux accords, pas évident à tenir sur 3’15. J'aime beaucoup l'arrivée du synthétiseur, un liant nécessaire à la bonne tenue du refrain. Toop toop vocaux et claquements de mains font sautiller la ville.
06 For Ever And Ever Amen
Le morceau le plus insignifiant, le refrain est presque énervant. Niveau arrangements, rien ne bouge, ça tourne à vide. Un petit côté New Order dans ce que New Order peut avoir de plus pénible (ndlr. on est resté de marbre).
07 Down By The Water
Un titre qui se trouvait déjà sur leur premier Ep, Summertime! (2009). Une chanson d'amour, forcément triste. C'est le slow du disque, sans aucun doute.
08 It Will All End In Tears
Ambiance plus sombre, tout cela finira par des larmes… C'est bleu, blanc et gris, le soleil a du mal à percer à travers les nuages. Si l'on sort en tee-shirt, il faut penser à prévoir un petit pull.
09 We Tried
Introduction sixties en diable, handclaps et tambourin à tous les étages. La guitare aigrelette marche main dans la main avec le chant et porte la basse sur ses frêles épaules. Ils ont essayé, ils ont réussi.
10 I Need Fun In My Life
Introduction en preset “marimba” doublé par sa cousine électrique, la guitare. Le chanteur dit qu'il veut rentrer à la maison pour que sa baby le serre dans ses bras. Courage Jonathan Pierce, plus que deux morceaux.
11 I'll Never Drop My Sword
Jolie ligne de basse rondelette, guitare twang en second plan, ce titre repose un peu et fait du bien. Voix plus nuancée, des silences, et nappes de synthétiseur à la The Wake ! J'aime bien la mélancolie douce qui se dégage de ce titre, ça me rappelle The Field Mice. Mon morceau préféré du disque.
12 The Future
Une chanson sur le futur qui referme tristement l'album et qui, paradoxalement, l'ouvre sur d'autres couleurs. Les Drums se sont fait piquer leur surf en débarquant sur les côtes anglaises.
Verdict
Moins dark que Crystal Stilts, moins vintage et plus tendu que The Pains Of Being Pure At Heart, voici venir The Drums, toutes voiles dehors. Le résultat est lumineux, fun et ultrapop, les singles potentiels au rendez-vous, placés bien en évidence dans la vitrine. Si le côté systématique de la voix fatigue un peu sur la première partie de l'album – c'est surffisant –, les choses prennent une autre tournure sur la seconde, avec des titres comme We Tried ou I'll Never Drop My Sword, les deux meilleurs chansons de The Drums.