A Short Album About Love de The Divine Comedy
chronique d'album
Une brève chronique à propos de Divine Comedy. Dans le concert de louanges suscité par l'écoute dudit minialbum, oser les notes discordantes et ne pas statufier Neil Hannon est la moindre des choses. Surtout depuis Casanova,dont on ne comprend toujours pas, à l'aune des deux albums précédents intouchables, l'indulgence mollement consensuelle du public et de la critique. Surtout avec la promotion organisée autour de ce Short Album About Love, présentéd'abord comme une performance technique : "Sept chansons enregistrées avec un grand orchestre de vingt-six musiciens". Mais le trop est souvent l'ennemi du mieux et c'est précisément en regard de cette profusion orchestrale que lebât blesse. Les envolées lyriques espérées ne se produisent pas, ou si peu. C'est pourquoi Someone et, surtout, I'm AllYou Need absolument bouleversant forment une paire symphonique inépuisable. N'empêche, à force d'user desmêmes ficelles mélodiques, les nouvelles chansons de Divine Comedy paraissent dorénavant se complaire dans unecertaine paresse d'écriture. Dont Neil Hannon devra se garder à l'avenir, sous peine de recueillir l'acrimonie justifiéede ses plus grands fans.