Mais de qui se
moque-t-on ? Telle est la question lancée à la cantonade par le critique à
moitié rigolard et vaguement comateux à l’écoute de cet énième album du groupe
d’Anton Newcombe. Valeureux serviteur des guerres électriques et cause perdue,
sauf pour lui-même et une grosse poignée d’irréductibles laudateurs dont on peine
à croire qu’ils prendront Tempo 116.7 (Reaching For Dangerous Levels Of Sobriety)
pour autre chose qu’une farce trip hop qui rappelle sans mentir le coup Indian
Vibes. Foutage de gueule qui continue à plein régime sur Tunger Hnifur, hommage grotesque à Pat Benatar, Quiet Riot et
consorts.
La question du génie et de l’escroquerie continue de nous tarauder impérieusement pendant de trop longues minutes, passée à se remémorer les faits d’armes estimables de ces descendants de Spacemen 3, lorsque survient This Is The One Thing We Did Not Want To Have Happen. Qui va sauver Who Killed Sgt. Pepper? d’une nullité complète et abyssale ? En effet, l’hybridation propose un pur moment de science et de fiction en amalgamant She’s Lost Control et I Remember Nothing de Joy Division, pour en faire, non pas un bootleg bâtard, mais bien un véritable hommage, beau et convaincant. Plein de tôles froissées, d’une rigidité toute germanique, le morceau surprend par sa propension à réinventer d’obscurs fondements psychédélique. Le reste est certes moins catastrophique après cette patrouille en terre sainte, en particulier Feel It, qui sonne comme si les mésestimés Lo-Fidelity All Stars avaient abandonné le funk au lieu de leur carrière.
En guise d’épopée spatiale, Felt Tipped Pictures Of Ufos est interrompue par un discours de Lennon, puis d’une fille plutôt remontée, comme si les récentes rééditions des Beatles avaient nourri un flux tendu de rancœurs plus ou moins passagères. Anton Newcombe, la postérité et la médecine légale en jugeront, reste donc un commentateur barré, souvent ridicule, parfois génial de ses propres mythologies, processus dérangeant dans sa mise en abîme mais qui reste finalement bien plus intéressant que le tout-venant de l’actualité musicale.
La question du génie et de l’escroquerie continue de nous tarauder impérieusement pendant de trop longues minutes, passée à se remémorer les faits d’armes estimables de ces descendants de Spacemen 3, lorsque survient This Is The One Thing We Did Not Want To Have Happen. Qui va sauver Who Killed Sgt. Pepper? d’une nullité complète et abyssale ? En effet, l’hybridation propose un pur moment de science et de fiction en amalgamant She’s Lost Control et I Remember Nothing de Joy Division, pour en faire, non pas un bootleg bâtard, mais bien un véritable hommage, beau et convaincant. Plein de tôles froissées, d’une rigidité toute germanique, le morceau surprend par sa propension à réinventer d’obscurs fondements psychédélique. Le reste est certes moins catastrophique après cette patrouille en terre sainte, en particulier Feel It, qui sonne comme si les mésestimés Lo-Fidelity All Stars avaient abandonné le funk au lieu de leur carrière.
En guise d’épopée spatiale, Felt Tipped Pictures Of Ufos est interrompue par un discours de Lennon, puis d’une fille plutôt remontée, comme si les récentes rééditions des Beatles avaient nourri un flux tendu de rancœurs plus ou moins passagères. Anton Newcombe, la postérité et la médecine légale en jugeront, reste donc un commentateur barré, souvent ridicule, parfois génial de ses propres mythologies, processus dérangeant dans sa mise en abîme mais qui reste finalement bien plus intéressant que le tout-venant de l’actualité musicale.