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The Bird And The Bee de The Bird And The Bee

chronique d'album

Le premier album de The Bird And The Bee est comme une jolie boîte de bonbons acidulés. Pas des trucs chimiques qui râpent la langue mais des douceurs parfumées aux arômes naturels : réglisse, myrtille, fraise des bois, citron, écorce d’orange amère, choisissez votre parfum préféré parmi les dix merveilles de cet album court mais éclatant. On les a tous goûtés et ils sont tous excellents. Le duo californien n’en est pas à ses premiers pas en confiserie puisque la pimpante Inara George avait déjà éclairé nos salons de ses chansons pop policées, consignées sur All Rise (2006), premier album sage mais très prometteur. C’est avec Greg Kurstin qu’elle a choisi de tenir ses promesses, pianiste issu de la scène jazz, mais aussi multi-instrumentiste et producteur fricotant avec la scène pop (The Flaming Lips, Beck). C’est peu de dire qu’Inara a trouvé en lui sa parfaite moitié musicale, capable de donner à ses chansons une forme (très) originale, de transformer ses mélodies aériennes et parfois tordues en admirables petits bijoux d’architecture suspendue. Avec ses claviers omniprésents, ses rythmiques électroniques qui se mélangent à des instruments dans des sonorités parfois surannées, The Bird And The Bee fait souvent penser aux merveilleux anglais de Broadcast, en plus pop et plus ensoleillé, en plus américain en somme. Because, I’m A Broken Heart ou My Fair Lady partagent une élégance légère et sophistiquée. Le duo a aussi pensé à composer des tubes pour l’été : Again And Again (handclaps et guitare acoustique), F*cking Boyfriend (chœurs, synthé piquant, claquements de doigts et glockenspiel qui tintinnabule) ou I Hate Camera (electro pop enlevée) sont absolument irrésistibles. Preparedness et Spark referment le disque sur une note plus introspective et particulièrement touchante. Porté de bout en bout par la voix douce et pétillante d’Inara George, The Bird And The Bee a tout du parfait disque de l’été, lumineux et brûlant quand il fera moche, ménageant des endroits ombragés quand le soleil nous tapera sur la tête.

Vincent Théval
MAGIC RPM  #112


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