Puisque de part et
d’autre de l’Atlantique la recette du jour se compose d’un retour de l’esthétique
shoegazing, on ne va pousser des cris d’orfraie à chaque nouvelle formation prête
à tout pour envoyer sa pop dans l’espace. Duo londonien qui a fait parler de
lui après quelques concerts qui l’ont vu passer le mur du son, The Big Pink
jouit tout d’abord de la caution 4AD (Bauhaus, Cocteau Twins, Pixies) et de son
graphiste attitré Vaughan Oliver pour devenir, cela semble inévitable, ce que
les Anglo-Saxons appellent commercialement “the next big thing”.
On passera rapidement sur l’image stéréotypée du rocker, yeux cernés et profil bas, qui nous détournerait des vertus premières de A Brief History Of Love, à savoir une facilité déconcertante à transformer une posture nostalgique en réel coup de tonnerre. Il faut quand même un talent certain mais aussi une innocence non feinte pour s’approprier sans vergogne les décharges soniques de The Jesus And Mary Chain et la morgue flambloyante de The Verve. Ayant fait appel à Rich Costey (Muse, Rage Against The Machine, New Order) pour le mixage, Milo Cordel et Robbie Furze jouent avec le feu d’un son electro rock emphatique (le côté “big”), en prenant garde de ne pas franchir la limite du pompiérisme par la grâce d’une sensibilité à fleur de peau (le côté “pink”). Future machine de guerre ou pas, peu importe le destin de The Big Pink, car face à cet enchaînement/déchaînement d’hymnes en puissance (Crystal Visions, Velvet, Frisk…), toute résistance semble inutile.
On passera rapidement sur l’image stéréotypée du rocker, yeux cernés et profil bas, qui nous détournerait des vertus premières de A Brief History Of Love, à savoir une facilité déconcertante à transformer une posture nostalgique en réel coup de tonnerre. Il faut quand même un talent certain mais aussi une innocence non feinte pour s’approprier sans vergogne les décharges soniques de The Jesus And Mary Chain et la morgue flambloyante de The Verve. Ayant fait appel à Rich Costey (Muse, Rage Against The Machine, New Order) pour le mixage, Milo Cordel et Robbie Furze jouent avec le feu d’un son electro rock emphatique (le côté “big”), en prenant garde de ne pas franchir la limite du pompiérisme par la grâce d’une sensibilité à fleur de peau (le côté “pink”). Future machine de guerre ou pas, peu importe le destin de The Big Pink, car face à cet enchaînement/déchaînement d’hymnes en puissance (Crystal Visions, Velvet, Frisk…), toute résistance semble inutile.