Régulièrement, le nostalgique obstiné, fan des Housemartins et de Welcome To The Beautiful South, leur superbe premier album, se voit tenté par une nouvelle production de Paul Heaton et de ses acolytes. L'espoir est à chaque fois déçu. De plus en plus aurait-on envie de dire, et cette fois-ci plus encore, puisque Norman "Fatboy Slim" Cook apporte ses connaissances en rythmique sur certains morceaux. Mais la réunion de trois quarts des Housemartins dernière période ne crée qu'une alchimie passagère sur trois ou quatre chansons un peu plus rapides. Alchimie vite noyée par les ballades à boire et autres horreurs qui frôlent le vide intersidéral. A noter que cet album porte un titre fort approprié, et bizarrement laissé de côté jusqu'ici : Quench évoque à la fois la soif qu'on étanche, les sentiments que l'on réprime des thèmes chers à Heaton mais également le feu qui s'éteint. On s'étonne presque d'y trouver quelques braises.