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Maybe Everything That Dies Someday Comes Back de The Artyfacts

chronique d'album
Avec son nom en trompe-l’œil, The Artyfacts est le meilleur nouveau groupe de Gironde, dont la scène rock en pleine ébullition est parfaitement relayée par l’association Bordeaux Rock. Fondé sur la réunion de deux formations locales (I Love Lola et Magical Jumblies Club) après un concert commun, ce tout jeune quatuor – dix-huit ans de moyenne d’âge, une grosse année d’existence – fait d’ores et déjà montre d’une maturité assez sidérante dans le songwriting et la variété de sa palette musicale.

Fans avoués de Bruce Springsteen (Nebraska City en titre d’ouverture), Rory Gallagher (Rory Gallagher, I Love You But You’re Bringing Me Down en déclaration d’amour), Tom Petty et The Zombies, Eden, Loïk, Tonio et Nico possèdent l’insouciance de leur jeunesse. Surtout, ils ne versent jamais dans la pose fougueuse, dont se servent trop souvent leurs homologues franciliens pour masquer l’absence cruelle de répertoire. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit de rendre hommage à Oasis (Yellow River, impeccable ballade conclusive) ou d’épouser les influences ibériques à la manière des défunts Boo Radleys (Love In Spain), The Artyfacts joue franchement sur carte table.

Douée mélodiquement (Into The Wild, vrai tube potentiel), gracile vocalement (le single On A Carousel), gentiment maladroite dans le registre électrique (les solos bavards de Chelsea Motel), cette bande des quatre n’en finit pas d’étonner sur les dix chansons de Maybe Everything That Dies Someday Comes Back, un titre d’album résumant joliment les réminiscences de leurs auteurs. À suivre de très près.
Franck Vergeade
MAGIC RPM  #125


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