Ex-guitariste
de Tristeza et de The Black Heart Procession (parmi d'autres), le Californien
Jimmy LaValle aime, après la dinguerie des tournées, se ressourcer à San Diego
au bord du Pacifique, retrouver madame et laisser champ libre à “sa petite
entreprise, son petit jouet”, le projet The Album Leaf. Portant un titre
emprunté au refrain de Once In A Lifetime des Talking Heads, Into The Blue Again frappe d'emblée par l'incroyable netteté d'une prise de son très
“en avant” et malgré tout douillette qui absorbe et assimile l'électronique si
bien, qu'elle finit par la faire fusionner aux instruments conventionnels…
Comparé à la douce luxuriance des cordes du précédent Lp enregistré avec les Islandais de Sigur Rós pratiquement au complet (In A Safe Place, 2004), ce quatrième chapitre voit le multi-instrumentiste en solo - si ce n'est pour l'émotif violon de son vieux complice Matthew Rosevitch - reprendre le contrôle et gagner de l'assurance en chantant plus souvent que d'ordinaire. Madame LaValle, pour qui ont été écrites les touchantes Always For You et Wherever I Go, doit d'ailleurs en être encore toute chamboulée.
Son mari accomplit en outre les prouesses de faire entendre des voix sur un instrumental (Shine), de produire de véritables suites musicales aux enchaînements imperceptibles (on est scotché de Red Eye jusqu'aux dernières mesures de Into The Sea) et d'arracher à son Fender Rhodes des mélopées qui affectent l'âme et viennent rivaliser dans la mélancolie sublimée avec celles de notre Sébastien Schuller national. Il serait grand temps et justice qu'un plus grand nombre de mélomanes feuillettent les pages du journal intime de Jimmy LaValle. Ils pourraient alors s'exclamer en chœur et dans un voluptueux soupir : Bonjour Tristesse, tout en appuyant sur la touche replay du lecteur !
Comparé à la douce luxuriance des cordes du précédent Lp enregistré avec les Islandais de Sigur Rós pratiquement au complet (In A Safe Place, 2004), ce quatrième chapitre voit le multi-instrumentiste en solo - si ce n'est pour l'émotif violon de son vieux complice Matthew Rosevitch - reprendre le contrôle et gagner de l'assurance en chantant plus souvent que d'ordinaire. Madame LaValle, pour qui ont été écrites les touchantes Always For You et Wherever I Go, doit d'ailleurs en être encore toute chamboulée.
Son mari accomplit en outre les prouesses de faire entendre des voix sur un instrumental (Shine), de produire de véritables suites musicales aux enchaînements imperceptibles (on est scotché de Red Eye jusqu'aux dernières mesures de Into The Sea) et d'arracher à son Fender Rhodes des mélopées qui affectent l'âme et viennent rivaliser dans la mélancolie sublimée avec celles de notre Sébastien Schuller national. Il serait grand temps et justice qu'un plus grand nombre de mélomanes feuillettent les pages du journal intime de Jimmy LaValle. Ils pourraient alors s'exclamer en chœur et dans un voluptueux soupir : Bonjour Tristesse, tout en appuyant sur la touche replay du lecteur !