Si le maire d’Évry
n’a pas spécialement brillé lors des primaires citoyennes qui ont mobilisé le
bon peuple de gauche à l’automne, l’Essonne devrait rapidement trouver en The Agency un véritable motif de fierté. Et le bon peuple pop de France avec elle.
Plus de trois ans après avoir inauguré les Sans Piles Sessions de votre revue
préférée, à l’occasion de la sortie de leur Platforms
EP (2008), le quatuor
évryen publie enfin son premier album. Moins de guitares, plus de
synthétiseurs, toujours autant de mélodies imparables. Somnographe est
une redoutable collection de mini-tubes, marqués par le chant agile de François
Blet, des harmonies vocales à l’ancienne et une instrumentation belle comme le
futur d’il y a vingt-cinq ans : bips en nappes, claviers en volutes
vintage, amoureusement scotchés à une rythmique élancée. La production place
les débats quelque part entre Phoenix et Grandaddy, avec un son
particulièrement dynamique.
Deux morceaux lents ouvrent le bal, le court Somnographe et l’ample Midnight Garden, mélodie escarpée gravie d’un pas gracieux par un groupe qui n’a pas froid aux yeux. Ainsi échauffé par ce petit morceau de bravoure, The Agency exécute sa partition pop sans trembler et enchaîne les sucreries énergisantes, comme il se doit partagées entre euphorie et sentiments doux-amers (Secrets To Be Told, Bumpers, A Name et ses harmonies magiques, Mystery et ses souvenirs d’échappées oniriques en banlieue, Sorry Bobby, regrets adressés à un ami imaginaire). Suivant des courbes parfaitement négociées entre efficacité et rebondissements, échappées belles et décrochages, ces chansons rompent avec la politique de rigueur souvent pratiquée par la pop d’ici. Plus proche du modèle suédois, The Agency est notre assurance pour un glorieux triple A.
Deux morceaux lents ouvrent le bal, le court Somnographe et l’ample Midnight Garden, mélodie escarpée gravie d’un pas gracieux par un groupe qui n’a pas froid aux yeux. Ainsi échauffé par ce petit morceau de bravoure, The Agency exécute sa partition pop sans trembler et enchaîne les sucreries énergisantes, comme il se doit partagées entre euphorie et sentiments doux-amers (Secrets To Be Told, Bumpers, A Name et ses harmonies magiques, Mystery et ses souvenirs d’échappées oniriques en banlieue, Sorry Bobby, regrets adressés à un ami imaginaire). Suivant des courbes parfaitement négociées entre efficacité et rebondissements, échappées belles et décrochages, ces chansons rompent avec la politique de rigueur souvent pratiquée par la pop d’ici. Plus proche du modèle suédois, The Agency est notre assurance pour un glorieux triple A.
