Biographie
Si sa
réputation n’a pas dépassé le giron des inconditionnels, à l’instar d’un Jeff
Mangum (Neutral Milk Hotel), Adrian Orange bénéficie d’une côte d’amour intense
chez les amateurs de folk orchestré avec folie. Basé à Portland, Oregon, ce
parangon DIY a œuvré de 2001 à 2006 sur son label artisan Marriage Records,
sous l’alias Thanksgiving, avant de rejoindre K Records en 2007 le temps de
l’album éponyme Adrian Orange & Her
Band. Porteur d’une musique enfiévrée et diseur de textes à tripes – pas si
éloignés de Neutral Milk Hotel, Phil Elverum (les deux ont d’ailleurs collaboré
ensemble), ou d’un Beirut ravagé –, le prodige Adrian Orange marque par exemple François
Marry (Fránçois And The Atlas Mountains) lors d’un concert en 2005, alors qu’il joue à Portland. “C’est l’une des rares fois dans ma vie où
j’ai vu un musicien sur scène que l’on sentait vraiment investi d’une mission.
Je l’ai vu retourner une salle où l’atmosphère était inerte, du genre : “Mais
qu’est-ce que vous voulez ? Moi je fais de la musique, je suis venu de loin,
j’ai vraiment quelque chose à vous dire”.
Ça m’a inspiré, je me suis dit, oui on peut être honnête dans la musique, c’est
dans ce sens qu’il faut aller”. Après avoir sympathisé avec lui, Adrian
vient jouer à Bristol sur invitation de François, puis une tournée européenne
unit les deux musiciens. “Ça a été un
réel plaisir. C’était une période difficile dans sa vie, avec pas mal de
changements, il y a donc eu des moments compliqués, mais c’était intéressant de
gérer ça avec lui. Depuis, je crois qu’il est passé par une sale période, je
n’ai plus trop de nouvelles”. Pas grand-monde n’en a, d’ailleurs, Adrian
Orange n’ayant plus rien sorti de tangible depuis 2007.