Jurassic Park 3 sort sur nos écrans. Quel lien avec le dernier album du Dogg Pound ? Pas grand-chose, si ce n'est celui de pointer les failles de cette manie de croire qu'il faut toujours garder la même formule. On ne change pas une équipe qui gagne, certes, mais quand cette équipe commence à montrer des signes de fatigue, il y a tout intérêt à la booster un peu. Voici donc les mastodontes de The Dogg Pound qui livrent (avec un an d'avance) un 2002 basé sur un modèle un peu trop traditionnel. D'accord, les tubesques Just Doggin et Smoke prouvent que le groupe sait toujours mettre la sauce quand il le faut, mais il aurait fallu les espacer un peu plus : leurs positions en ouverture font que l'ensemble manque sérieusement de vigueur dans la durée. Même la présence de toute la smala habituelle manque de pimenter un Lp tout à fait écoutable, mais pas très accrocheur. On remarquera quand même l'heureuse absence du pénible Lil' Bow Wow Wow, sans doute collé pour l'avoir trop ramenée dans la cour de récré. Il a pourtant bien appris sa leçon, car un disque du Dogg Pound, c'est aussi un hymne au culte du moi (ou plus précisément du moi et les miens), refrain qui devient franchement lassant quand la production n'est pas suffisamment intéressante. On conseille donc aux dinosaures de revoir leur copie avant le prochain numéro.