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Dwellers On The Treshold
archive mag septembre 2002
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Deux ans après Animals, Suns And Atoms, Tarwater refait surface avec Dwellers On The Treshold, quatrième album très attendu même si personne n'a eu le temps de s'ennuyer. En 2001, le duo berlinois sortait une compilation de raretés sur un label polonais tandis que la scène électronique allemande confirmait sa santé éclatante avec le succès de The Notwist. Douze épures de chansons révèlent ici une architecture merveilleuse, point d'équilibre parfait entre mélopées et mélodies, minimalisme et densité. Boucles, trouvailles rythmiques électroniques et percussions font des fondations subtiles mais solides sur lesquelles viennent se poser de chaleureux arpèges de guitare et une voix détachée. Dépositaires d'une certaine idée de l'élégance, on mesure vite ce que ces titres doivent à l'héritage de Kraftwerk tel que transmis par David Bowie et sa trilogie berlinoise. Sur son versant le plus pop (Metal Flakes, 1985, Tesla) comme sur ses plages instrumentales, Dwellers On The Treshold draine des souvenirs d'une musique tendue, sombre et vaporeuse. Perfect Shadow pourrait être une ballade proto-new-wave et Be Late, jusque dans ses inflexions jazz, une fascinante chute de studio de Heroes. Là où nombre de ses collègues électroniciens s'affairent sur machines et platines avec la souplesse de Playmobil besogneux, Tarwater, avec une classe inouïe, déploie des trésors d'imagination pour actualiser ses souvenirs et livre là l'un des plus beaux et étranges exercices électroniques de l'année.
Vincent Théval
article extrait de :
MAGIC RPM #64
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