La résurrection de (Swell) à peine actée, avec ces
parenthèses ajoutées pour signifier la réalité un peu improbable de cet
évènement d’ailleurs souterrain et auquel peu de gens croyaient, David Freel
brouille encore les pistes. Au lieu de consolider ce frêle retour d’un groupe
lui-même éprouvé par de notables coups du sort durant les vingt années de son
existence erratique, Freel présente son nouvel enregistrement sous l’identité de
Be My Weapon.
Peut-être s’agit-il d’une obligation d’ordre juridique, liée à l’absence de ses ex-acolytes Monte Vallier et Sean Kirkpatrick, repérés ces dernières années dans les rangs du groupe Caseworker dont la musique est moins brumeuse ? Ou, à l’instar de Bill Callahan débarrassé du (Smog) qui l’entoure, d’un mépris pour son plan de carrière typique d’un artiste qui a manifestement fait son deuil d’un quelconque succès d’envergure ? Pour l’heure, Be My Weapon, conçu avec le batteur Ronald Burns et capable de nous faire éprouver à nouveau cette sensation à fleur de peau qui électrisait les œuvres passées de David Freel, n’est pas le disque d’un vétéran esseulé qui commence à divaguer.
Prétendument impassible, en réalité fascinant, le chanteur et guitariste opte pour des schémas plus simples que lors de sa période dite classique (1992-97), mais il en préserve pas moins la tension légendaire. Les quelques riffs lourds, presque redevables à Black Sabbath, la voix qui s’est rapprochée avec le temps de celle de Mark Kozelek et le goût récurrent des paroles cinglantes ne fournissent que des hypothèses sur la nature de cet étrange projet parallèle. Avec Be My Weapon, David Freel reconduit plutôt le fantasme qui a présidé à la naissance de (Swell), celui d’une musique tout à la fois américaine et sortie de nulle part. La nuit lui appartient.
Peut-être s’agit-il d’une obligation d’ordre juridique, liée à l’absence de ses ex-acolytes Monte Vallier et Sean Kirkpatrick, repérés ces dernières années dans les rangs du groupe Caseworker dont la musique est moins brumeuse ? Ou, à l’instar de Bill Callahan débarrassé du (Smog) qui l’entoure, d’un mépris pour son plan de carrière typique d’un artiste qui a manifestement fait son deuil d’un quelconque succès d’envergure ? Pour l’heure, Be My Weapon, conçu avec le batteur Ronald Burns et capable de nous faire éprouver à nouveau cette sensation à fleur de peau qui électrisait les œuvres passées de David Freel, n’est pas le disque d’un vétéran esseulé qui commence à divaguer.
Prétendument impassible, en réalité fascinant, le chanteur et guitariste opte pour des schémas plus simples que lors de sa période dite classique (1992-97), mais il en préserve pas moins la tension légendaire. Les quelques riffs lourds, presque redevables à Black Sabbath, la voix qui s’est rapprochée avec le temps de celle de Mark Kozelek et le goût récurrent des paroles cinglantes ne fournissent que des hypothèses sur la nature de cet étrange projet parallèle. Avec Be My Weapon, David Freel reconduit plutôt le fantasme qui a présidé à la naissance de (Swell), celui d’une musique tout à la fois américaine et sortie de nulle part. La nuit lui appartient.