Hey
Venus! (2007), le précédent Lp de nos Gallois
préférés, les avait vus, pour la première fois, ressasser le passé pour revenir
à un format de chanson plus conventionnel, ce qui n’avait pas manqué d’intriguer
de la part d’une formation dont on pensait que la redite ne serait jamais son lot
quotidien. Cela dit, la bande à Gruff Rhys démontrait une verdeur apte à la
préserver de toute vaine nostalgie. Dark
Days/Light Years est aujourd’hui d’un tout autre acabit. En descendance des
audacieux Love Craft (2003) et Phantom Power (2005), leurs plus beaux
disques à ce jour, ce nouvel effort s’ouvre sur l’ahurissant Crazy Naked Girls, pas la plus grande
réussite du groupe, mais certainement son plus beau sabordage.
Soit six minutes de rock fiévreux planant aux influences krautrock 70’s et finissant sous un déluge de soli de guitares crasseuses. Malgré cette rude entrée en matière, les amateurs de Super Furry Animals savent depuis longtemps que sa liberté artistique se paie à ce prix. La suite sera d’ailleurs là pour les récompenser. Loin des opulentes orchestrations d’antan, Dark Days/Light Years se place sous l’égide d’un rock seventies bigarré emmêlé à des mélodies savamment complexes et audacieuses, rappelant les regrettés cousins d’Olivia Tremor Control. Passionnant de bout en bout, Dark Days/Light Years est sans doute l’album le plus difficile d’accès de Super Furry Animals, qui a néanmoins pris la peine de composer l’une de ses plus belles pop songs, le métronomique Inaugural Trams, tube immédiat et rencontre improbable entre la rigueur kraftwerkienne et l’aisance mélodique de SFA. Toujours trop sous-estimés, les Gallois ne connaîtront décidément jamais la crise et les jours sombres.
Soit six minutes de rock fiévreux planant aux influences krautrock 70’s et finissant sous un déluge de soli de guitares crasseuses. Malgré cette rude entrée en matière, les amateurs de Super Furry Animals savent depuis longtemps que sa liberté artistique se paie à ce prix. La suite sera d’ailleurs là pour les récompenser. Loin des opulentes orchestrations d’antan, Dark Days/Light Years se place sous l’égide d’un rock seventies bigarré emmêlé à des mélodies savamment complexes et audacieuses, rappelant les regrettés cousins d’Olivia Tremor Control. Passionnant de bout en bout, Dark Days/Light Years est sans doute l’album le plus difficile d’accès de Super Furry Animals, qui a néanmoins pris la peine de composer l’une de ses plus belles pop songs, le métronomique Inaugural Trams, tube immédiat et rencontre improbable entre la rigueur kraftwerkienne et l’aisance mélodique de SFA. Toujours trop sous-estimés, les Gallois ne connaîtront décidément jamais la crise et les jours sombres.