S'il existait trois niveaux de performance scénique, il y aurait le plus sec, le dégré John Maus, où l'artiste incarne brutalement ses chansons. Le plus commun, où le tout venant reproduit correctement ses exploits studio. Et le plus spectaculaire, où le démiurge donne vie à ses chansons au-delà des notes. Après avoir lu ce compte-rendu du concert de Sufjan Stevens, hier à l'Olympia, vous n'aurez pas de mal à ranger le show de notre génie américain. Les mots sont signés Vincent Théval, et les photos à venir, Hélène Peruzzaro.
[Note au lecteur : les quelques lignes qui suivent ne sont qu’un pâle aperçu de ce qui s’est produit le lundi 9 mai 2011 sur la scène de l’Olympia et ne saurait traduire l’effet de sidération produit sur le public, suivi d’un intense sentiment de bonheur extatique.]
Plus de quatre ans après son dernier concert parisien, le 9 novembre 2006 au Bataclan, le retour de Sufjan Stevens était attendu avec une impatience et une fébrilité grandissantes à mesure que fondaient les jours séparant l’admirateur transi de la date du rendez-vous. Tout le monde est là, tout le monde est ponctuel, les retrouvailles vont être magnifiques. En guise de soupape émotionnelle bienvenue, DM Stith prend une courte demi-heure pour égrener quelques-unes de ses chansons frémissantes, avant de revenir sur scène avec les neuf autres musiciens de Sufjan Stevens. Ce sont donc onze personnes qui investissent la scène de l’Olympia dans une obscurité qui laisse deviner les couleurs fluorescentes de costumes fantastiques. Mais pour l’heure, seul le visage du chanteur est éclairé, tandis qu’il entame, seul et dans un silence religieux, les premières mesure de Seven Swans. Un banjo, une voix et le cœur joue déjà au grand huit. Une première explosion orchestrale déchire le paisible tricot d’arpèges et flirte légèrement avec le côté obscur du rock progressif, avant une montée en puissance étourdissante. Deux écrans enserrent la scène, l’un au fond et l’autre, transparent, entre le public et les musiciens. Des étoiles apparaissent, des constellations s’effritent tandis que le concert décolle déjà au fil de cette relecture débridée. A la fin de la chanson, Sufjan jette violemment son banjo par terre pour s’acharner sur son équipement électronique. Le vaisseau peut décoller. Indescriptible, le voyage va durer deux heures et demie et défier les lois de la gravité. 2011 : l’odyssée du space opéra.
L’équipage est composé de deux batteurs, deux choristes, deux cuivres, deux claviers, un guitariste et un bassiste. Leur entente musicale est parfaite, à la hauteur du pari radical tenté par le capitaine : ne jouer que des morceaux de The Age Of Adz et du EP All Delighted People, dans des versions qui en incarnent l’esprit mais en bousculent la lettre. Génialement réarrangées, Too Much, Age Of Adz ou encore I Walked s’incarnent sous nos yeux, dans un mélange surréaliste de fête païenne orgiaque et de carnaval mystique, qui embrasse le ridicule à pleine bouche. Serpentins et chorégraphies. C’est un exutoire joyeux et violent, recueilli, drôle, fervent. Dispersées dans le set comme de bouleversants petits cailloux blancs, Enchanting Ghost, Heirloom et Futile Devices font autant office de respirations acoustiques que de recentrages émotionnels. Particulièrement volubile, Sufjan Stevens donne quelques clés pour ouvrir les différents tiroirs de ses chansons. Un portrait touchant du peintre Royal Robertson, moteur de l’inspiration du dernier album, un aperçu d’une éducation surréaliste et des souvenirs d’une enfance de nerd. Benjamin de la fratrie, le garçon était assailli d’improbables phobies : peur de l’eau chaude, peur des oiseaux et de tout ce qui dans le ciel projette des ombres, vertige. Vesuvius parle de ça et la version livrée ce soir sur scène est proprement tellurique, portée par un jeu de basse stupéfiant et hissée à des hauteurs stratosphériques par un groupe abracadabrantesque. La violence heurtée d'I Want To Be Well révèle la pertinence d’une comparaison d’apparence facile et convenue : l’écho de la folie du Brian Wilson traverse cet ordonnancement du chaos. À cette différence que Sufjan Stevens a fait de sa dépression un feu de joie, laissant l’hystérie se saisir de ses chansons. La preuve en un coup de force magistral : la demi-heure débridée d’Impossible Soul, explosion musicale, visuelle, festive absolument indescriptible qui met la scène sens dessus dessous. Un foutoir complet. Fin de la transe collective, regards hagards, corps électriques, cerveaux vidés.
Revenu à une tenue civile plus sobre (pantalon marron, T-shirt vert), Sufjan Stevens se présente seul sur scène pour un rappel entièrement dévolu à Illinois. Visiblement ému, le garçon livre, au piano, une version suspendue de Concerning The UFO Sighting Near Highland, Illinois, avant d’attraper sa guitare pour une John Wayne Gacy Jr. belle à pleurer. Sa voix pâle est en enchantement. Fin de partie avec le groupe au complet, en forme de célébration joyeuse et cuivrée de Chicago. Lâché de ballons multicolores, bonheur et larmes aux yeux, sourire aux lèvres pour toute la nuit, rêves fluorescents.
Setlist :
Seven Swans
Too Much
Age Of Adz
Enchanting Ghost
I Walked
Now That I’m Older
Vesuvius
Get Real Get Right
Heirloom
I Want To Be Well
Futile Devices
Impossible Soul
Concerning The UFO Sighting Near Highland, Illinois
John Wayne Gacy Jr.
Chicago
[Note au lecteur : les quelques lignes qui suivent ne sont qu’un pâle aperçu de ce qui s’est produit le lundi 9 mai 2011 sur la scène de l’Olympia et ne saurait traduire l’effet de sidération produit sur le public, suivi d’un intense sentiment de bonheur extatique.]
Plus de quatre ans après son dernier concert parisien, le 9 novembre 2006 au Bataclan, le retour de Sufjan Stevens était attendu avec une impatience et une fébrilité grandissantes à mesure que fondaient les jours séparant l’admirateur transi de la date du rendez-vous. Tout le monde est là, tout le monde est ponctuel, les retrouvailles vont être magnifiques. En guise de soupape émotionnelle bienvenue, DM Stith prend une courte demi-heure pour égrener quelques-unes de ses chansons frémissantes, avant de revenir sur scène avec les neuf autres musiciens de Sufjan Stevens. Ce sont donc onze personnes qui investissent la scène de l’Olympia dans une obscurité qui laisse deviner les couleurs fluorescentes de costumes fantastiques. Mais pour l’heure, seul le visage du chanteur est éclairé, tandis qu’il entame, seul et dans un silence religieux, les premières mesure de Seven Swans. Un banjo, une voix et le cœur joue déjà au grand huit. Une première explosion orchestrale déchire le paisible tricot d’arpèges et flirte légèrement avec le côté obscur du rock progressif, avant une montée en puissance étourdissante. Deux écrans enserrent la scène, l’un au fond et l’autre, transparent, entre le public et les musiciens. Des étoiles apparaissent, des constellations s’effritent tandis que le concert décolle déjà au fil de cette relecture débridée. A la fin de la chanson, Sufjan jette violemment son banjo par terre pour s’acharner sur son équipement électronique. Le vaisseau peut décoller. Indescriptible, le voyage va durer deux heures et demie et défier les lois de la gravité. 2011 : l’odyssée du space opéra.
L’équipage est composé de deux batteurs, deux choristes, deux cuivres, deux claviers, un guitariste et un bassiste. Leur entente musicale est parfaite, à la hauteur du pari radical tenté par le capitaine : ne jouer que des morceaux de The Age Of Adz et du EP All Delighted People, dans des versions qui en incarnent l’esprit mais en bousculent la lettre. Génialement réarrangées, Too Much, Age Of Adz ou encore I Walked s’incarnent sous nos yeux, dans un mélange surréaliste de fête païenne orgiaque et de carnaval mystique, qui embrasse le ridicule à pleine bouche. Serpentins et chorégraphies. C’est un exutoire joyeux et violent, recueilli, drôle, fervent. Dispersées dans le set comme de bouleversants petits cailloux blancs, Enchanting Ghost, Heirloom et Futile Devices font autant office de respirations acoustiques que de recentrages émotionnels. Particulièrement volubile, Sufjan Stevens donne quelques clés pour ouvrir les différents tiroirs de ses chansons. Un portrait touchant du peintre Royal Robertson, moteur de l’inspiration du dernier album, un aperçu d’une éducation surréaliste et des souvenirs d’une enfance de nerd. Benjamin de la fratrie, le garçon était assailli d’improbables phobies : peur de l’eau chaude, peur des oiseaux et de tout ce qui dans le ciel projette des ombres, vertige. Vesuvius parle de ça et la version livrée ce soir sur scène est proprement tellurique, portée par un jeu de basse stupéfiant et hissée à des hauteurs stratosphériques par un groupe abracadabrantesque. La violence heurtée d'I Want To Be Well révèle la pertinence d’une comparaison d’apparence facile et convenue : l’écho de la folie du Brian Wilson traverse cet ordonnancement du chaos. À cette différence que Sufjan Stevens a fait de sa dépression un feu de joie, laissant l’hystérie se saisir de ses chansons. La preuve en un coup de force magistral : la demi-heure débridée d’Impossible Soul, explosion musicale, visuelle, festive absolument indescriptible qui met la scène sens dessus dessous. Un foutoir complet. Fin de la transe collective, regards hagards, corps électriques, cerveaux vidés.
Revenu à une tenue civile plus sobre (pantalon marron, T-shirt vert), Sufjan Stevens se présente seul sur scène pour un rappel entièrement dévolu à Illinois. Visiblement ému, le garçon livre, au piano, une version suspendue de Concerning The UFO Sighting Near Highland, Illinois, avant d’attraper sa guitare pour une John Wayne Gacy Jr. belle à pleurer. Sa voix pâle est en enchantement. Fin de partie avec le groupe au complet, en forme de célébration joyeuse et cuivrée de Chicago. Lâché de ballons multicolores, bonheur et larmes aux yeux, sourire aux lèvres pour toute la nuit, rêves fluorescents.
Setlist :
Seven Swans
Too Much
Age Of Adz
Enchanting Ghost
I Walked
Now That I’m Older
Vesuvius
Get Real Get Right
Heirloom
I Want To Be Well
Futile Devices
Impossible Soul
Concerning The UFO Sighting Near Highland, Illinois
John Wayne Gacy Jr.
Chicago
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ça donne quoi dans un autre langage que ton argot?
"Ah magic vs inrocks,ça me rappelle vaguement l'histoire de Romulus et Remus,version 2 nains de jardin qui s'abreuvent de la même mamelle et finissent par s'entretuer.Malheureusement ne sortira de vos cloaca maxima respectifs aucune trace de civilisation."
T'as l'air aussi bien informé qu'un péquin à qui on aurait refusé un stage à Télérama !
T'as l'air aussi bien informé qu'un péquin à qui on aurait refusé un stage à Télérama !
crédidiou heureusement que les inrocks sont là pour nous traduire les infos de pitchfork en gaulois, sans ça on y comprendrait rien. ils nous décryptent l'actualité aussi, heureusement qu'ils se dévouent sans ça on voterait mal.
au moins magic ne nous prend pas pour des cons, ou subtilement :-)
au moins magic ne nous prend pas pour des cons, ou subtilement :-)
Ah magic vs inrocks,ça me rappelle vaguement l'histoire de Romulus et Remus,version 2 nains de jardin qui s'abreuvent de la même mamelle et finissent par s'entretuer.Malheureusement ne sortira de vos cloaca maxima respectifs aucune trace de civilisation.
non merci.par contre voir lequel de vos 2 torchons relaie le plus vite les infos de pitchfork est assez significatif de votre vide intersidéral.l'honnêteté intellectuelle serait de rajouter des copyright pitchfork dans 99% de vos scoop.rendons à César ce qui lui appartient.
Cacaboum, va jouer avec Thomas Burgel. C'est un chargé de com' qui aime bien les superlatifs.
Et si t'es sage, t'auras droit te réaliser un billet dur avec Christophe Conte.
Tu verras, c'est sympa, on t'attend!
http://www.lesinrocks.com/
Et si t'es sage, t'auras droit te réaliser un billet dur avec Christophe Conte.
Tu verras, c'est sympa, on t'attend!
http://www.lesinrocks.com/
"ou lever nolwenn"
gore.
gore.
c'est extrait d'une propagande pour l'engagement dans les G.I?
'The eagle never lost so much time as when he submitted to learn of the crow.' Hence, farewell and have a good day.
ou lever nolwenn
"Ne brandissez pas vos tares comme des étendards.De fait la France est un pays de sous developpés mentaux quant à la connaissance d'une seconde langue. "
c'est faux, je parle couramment breton.
c'est pratique pour acheter des crêpes ou se faire prêter une cornemuse.
c'est faux, je parle couramment breton.
c'est pratique pour acheter des crêpes ou se faire prêter une cornemuse.
le fait d'avoir payé ta place et de te barrer avant la fin,tout en essayant de rallier quelques moutons à ton jugement lapidaire déclenche finalement chez moi une certaine hilarité.Essaie la politique,c'est le bal des cocus.
Pitié épargne-moi cette hautaine condescendance,ce ton mielleux et suffisant...sois plutôt heureux,le petit gourou du bon goût supposé s'est trouvé un adepte.bonne nuit papa.
Cacaboum, c'est fini. D'accord? J'ai l'impression de parler à mon fils. On fait son cacaboum et on va se coucher, d'accord? Allez, gentil Cacaboum, viens. Fais dodo et puis demain : réveil tonique et renouveau de Cacaboum! Souviens-toi que tu dois intégrer la peau de Chevillard, Cadiot, et beaucoup d'autres esprits égarés. Tu es tout de même étrange. Tu aimes les Léonidas? C'est bon! Toi, Cacaboum, lui, Choco Bon! Toi manger! Hmmm! Bon!
la France capitule puis collabore.merde j'ai atteint un point Godwin.
Oui bon d'accord, cacaboum quoi...
pathétique.colle lui un patin.reprends ta vespa et éloigne toi vers le soleil poor lonesome cowboy.vous faites l'unanimité dans la médiocrité à savoir le consensus du bandeur mou.
Bonne soirée Bobby Briggs et je ne t'en veux pas car quelqu'un qui aime Destroyer est quelqu'un de bon.
En tout cas et toutes plaisanteries gardées, pour en revenir à l'objet de cet espace, bel article Vincent et belles photos qui ont suivi! Elles reflètent l'univers du concert et j'apprécie (même si, je le répète cette esthétique n'est pas ma tasse de thé). Voili-voilou.
Bonne soirée à tous!
P.S. prochain concert qui m'intrigue et que je verrai à Barcelone : Destroyer. J'attends avec impatience!
Bonne soirée à tous!
P.S. prochain concert qui m'intrigue et que je verrai à Barcelone : Destroyer. J'attends avec impatience!
Cacaboum, do you think of me now? I'm already dead to you but you'll always gleam in my heart as a pathetic piece of... of what? Of Cacaboum, of course!
You're as cute as can be and any world without you would be as dim as Chicago without the Sears Tower!
You're as cute as can be and any world without you would be as dim as Chicago without the Sears Tower!
et puis l'accent d'un parisien tentant d'aligner 3 mots d'anglais me rend toujours hilare.Des clones de ce brave Nelson Monfort.
Shakespeare était belge alors ? On en apprend des choses grâce à ce concert !
Ne brandissez pas vos tares comme des étendards.De fait la France est un pays de sous developpés mentaux quant à la connaissance d'une seconde langue.
Si si! C'est même lui qui l'a inventé! Quand à Shakespeare, ce n'est rien de moins que Cacaboum lui-même qui se cachait derrière cette supercherie. Il est immortel et il aurait même écrit la plupart des textes de John Donne, de Blake, de Keats etc. Respect total donc envers cet être d'exception!
Quoi Michel Sardou use de l'autotune ?? Je suis très déçu là...
Lu et M. Pat vous vous méprenez, je serai à Bercy uniquement pour voir mon idole Michel Sardou et personne d'autre. Je parlerai d'Avatar 2 avec mes potes et je me pencherai sur la douloureuse question de savoir ce qui différencie le vocoder de Sufjan de l'autotune de Michel. Après, j'irai feuilleter le Figaro chez moi peinard devant Ruquier et Zemmour. C'est beau la vie du français moyen et con, non?
Cacaboum je reviens! Cacaboum! Cacaboum! Tu sais tout et tu détiens le pouvoir du glaive! Je suis sûr qu'en plus tu parles aussi bien anglais que Pippa! Je rêve d'une France pleine de Cacaboums! Vive la liberté d'expression et la tolérance des Cacaboumiens!
Bisous Cacaboum!
Bisous Cacaboum!
un meeting raëlien à Bercy et un duo avec Michel Houellebeq...
pour sufjan à bercy je parierai pas dessus, mais pour un meeting raëlien, d'ici 2/3 ans, ça me semble probable.
Relax cacaboum chacun a le droit d'avoir sa perception du concert auquel il assiste quand même !
Si on prend l'exemple de Bobby Briggs je suis sûr que dans 5 ans il assistera au triomphe de Sufjan à Bercy tout en chantonnant le "I hate the 80' " des Vaselines au fond de la salle...
Si on prend l'exemple de Bobby Briggs je suis sûr que dans 5 ans il assistera au triomphe de Sufjan à Bercy tout en chantonnant le "I hate the 80' " des Vaselines au fond de la salle...
Non mais cacaboum... Tous les Français ne sont pas des primitifs des langues étrangères, même s'ils forment une bonne partie ;-)
je parle des glandus qui assistent à des concerts par simple prétention sans piger une bribe de ce qu'un artiste raconte et de ces reduits de l'hexagone pour qui le psychédélisme ultime est de voir katerine en calbut et marcel en fin de concert.
Ce concert était fabuleux! Et je ne vois pas vraiment de quoi parle cacaboum, j'ai au contraire trouvé le public à la fois très enthousiaste (ces longs applaudissements à chaque morceau) et très respectueux quand il le fallait (pas un bruit sur Heirloom ou les autres chansons à la guitare acoustique).
De mon côté, pendant Impossible Soul, ça chantait, ça dansait, c'était fou. Et puis ces rires pendant la dernière partie de chef-d'oeuvre, c'était très révélateur: tout le monde (y compris lui) avait du mal à redescendre après les quinze minutes d'euphorie collective.
Ouh la vache!
De mon côté, pendant Impossible Soul, ça chantait, ça dansait, c'était fou. Et puis ces rires pendant la dernière partie de chef-d'oeuvre, c'était très révélateur: tout le monde (y compris lui) avait du mal à redescendre après les quinze minutes d'euphorie collective.
Ouh la vache!
pour revenir à l'article,l'interprétation de ses laius est à mourir de rire.c'était du deuxième,voire du troisième degré d'humour.hélas le peuple de france est limité,très limité dans sa connaissance des langues étrangères.
la setlist etait differente.the owl and the tanager était fabuleuse.
moi je l'ai rencontré après son concert hier soir,c'est un gars touchant,souriant et très abordable,plein d'humour et ravi de l'accueil qui lui fut réservé.
Je n'ai pas aimé du tout ce concert.
20 % de moments de grâce pour 80 % de longueurs vulgaires.
Je n'aime pas du tout son esthétique que je trouve hideuse (mais bon, c'est de l'"AAAART BRUT" !).
Tout cela manquait grandement de SOBRIÉTÉ.
En fait, on a assisté à un concert de prog-rock en 2011.
Pourquoi pas, mais mon "ADN punk" en a fait un rejet total !!!
Tant mieux pour ceux qui aiment ça mais moi cela ne me touche pas du tout.
20 % de moments de grâce pour 80 % de longueurs vulgaires.
Je n'aime pas du tout son esthétique que je trouve hideuse (mais bon, c'est de l'"AAAART BRUT" !).
Tout cela manquait grandement de SOBRIÉTÉ.
En fait, on a assisté à un concert de prog-rock en 2011.
Pourquoi pas, mais mon "ADN punk" en a fait un rejet total !!!
Tant mieux pour ceux qui aiment ça mais moi cela ne me touche pas du tout.
serre les dents.et bon appetit.
Adieu monde cruel des fans de Sufjan! ll ne me reste plus qu'à m'enterrer dans la cuvette parisienne et être lapidé par vos mains agiles et seules détentrices de la Grande Exégèse! Je me soumets à votre loi et je suis sans vous.
le public parisien était extraordinaire à quelques exceptions près ci dessous qui n'avaient pas pris la peine d'écouter The Adg of Adz album pas plus inaccessible qu'Illinois, mais ça fait branché d'être négatif en France. J'y suis allé avec des amis qui n'ont jamais entendu parler de Sufjan Stevens, ils ont été émus aux larmes
C'est beau et fin ce que tu écris! Bravo!
ps c'etait hier au cirque royal de bruxelles,un public moins con qu'à paris.nettement.
c'était génial.le mec s'est fait plaisir,ce mec m'a fait plaisir.
apprécier
Il faut les avoir connues pour les reconnaître (danses et couleurs) tout comme les extraterrestres;-). Mais encore une fois, c'est une histoire de goût et je comprends que la majorité du public ait pu apprécié ceci et le reste.
Les applaudissements étaient suffisamment fournis pour émouvoir le groupe, le public semblait transporté et pas seulement au premier rang. Je ne suis pas un fan transi, la musique de Stevens était profondément touchante hier soir (voie, textes, arrangements) et le spectacle est extrêmement cohérent. l'artiste brut qu'il a choisi renvoie à ses obsessions pour la fin du monde ou les prophéties (d'où la référence à William Blake ou au jour des morts mexicain dans les costumes). Je n'ai pas vu ni entendu du tout une quelconque référence aux années 80. Et la musique dansante peut aussi toucher l'âme, New Order l'a démontré.
On a tout de même le droit d'être déçu, non? Et puis, vous savez, on peut préférer les pâquerettes aux fleurs en plastique fluo:-)
Ne pas aimer le show ne veut pas dire qu'on apprécie pas l'artiste et son œuvre jusqu'à preuve du contraire.
Ne pas aimer le show ne veut pas dire qu'on apprécie pas l'artiste et son œuvre jusqu'à preuve du contraire.
idem : transporté sonorement, visuellement, corporellement, spirituellement, stroboscopiquement, etc etc.
tant pis pour les sempiternels rabats joie qui restent dramatiquement au ras des paquerettes
tant pis pour les sempiternels rabats joie qui restent dramatiquement au ras des paquerettes
Pour rebondir sur un des commentaires: j'étais au fond de la salle (bah oui, au début, j'étais devant mais je ne voyais rien) et les gens autour de moi n'avaient pas l'air déçus du tout.
Je peux totalement comprendre que l'on n'adhère pas au nouvel univers de Sufjan mais comme l'a fait remarquer hok, nous avions eu l'occasion de découvrir le carnaval scénique lors de précédents live, notamment sur les late shows.
Bref, tout ça pour dire qu'à mon humble niveau (et ce fut le cas pour les gens qui m'accompagnaient, certains même étant plus dans la mouvance punk que "S. Stevens"), j'ai adoré. Il m'a ému, m'a transportée et j'aime comme il porte à bras le corps le moments un peu fous mais aussi ceux intimistes... Merveilleux, je suis sortie avec les larmes aux yeux.
Je peux totalement comprendre que l'on n'adhère pas au nouvel univers de Sufjan mais comme l'a fait remarquer hok, nous avions eu l'occasion de découvrir le carnaval scénique lors de précédents live, notamment sur les late shows.
Bref, tout ça pour dire qu'à mon humble niveau (et ce fut le cas pour les gens qui m'accompagnaient, certains même étant plus dans la mouvance punk que "S. Stevens"), j'ai adoré. Il m'a ému, m'a transportée et j'aime comme il porte à bras le corps le moments un peu fous mais aussi ceux intimistes... Merveilleux, je suis sortie avec les larmes aux yeux.
Tout est dit avec cette intro géniale... Le concert sera au diapason.
Bien évidemment tout le monde n'est pas obligé d'aimer ( et on a même le droit de détester je peux comprendre ) mais à mon humble avis les gens d'accords avec Bobby Briggs devaient être très minoritaires à l'Olympia hier soir.
Ce concert à aussi prouvé que "the age of adz" est largement à la hauteur des précédents chef d'oeuvre de Stevens
Bien évidemment tout le monde n'est pas obligé d'aimer ( et on a même le droit de détester je peux comprendre ) mais à mon humble avis les gens d'accords avec Bobby Briggs devaient être très minoritaires à l'Olympia hier soir.
Ce concert à aussi prouvé que "the age of adz" est largement à la hauteur des précédents chef d'oeuvre de Stevens
Bien évidemment, l'audace, la prise de risque et l'ambition de Sufjan Stevens ne peuvent pas faire l'unanimité.
Bien sûr, il faut faire preuve d'ouverture d'esprit pour rentrer dans cet univers.
Ce qui y sont parvenus ont apprécié, les autres non.
Je faisais partie du premier groupe.
Tant pis pour les autres.
Bien sûr, il faut faire preuve d'ouverture d'esprit pour rentrer dans cet univers.
Ce qui y sont parvenus ont apprécié, les autres non.
Je faisais partie du premier groupe.
Tant pis pour les autres.
héhé mais non j'aime bien la critique sans ça je serais pas sur ce site.
cela dit faut pas déconner, le dernier album est très en dessous. :-D
cet "age of adz" m'a fait le même effet que le "volta" de björk.
ceci n'est pas un compliment.
et pour hok, je tiens à dire que j'adore l'électro et c'est surtout pour ça que son dernier album me gêne.. il est vraiment très maladroit dans ce domaine... et ya un tel niveau en ce moment...
cela dit faut pas déconner, le dernier album est très en dessous. :-D
cet "age of adz" m'a fait le même effet que le "volta" de björk.
ceci n'est pas un compliment.
et pour hok, je tiens à dire que j'adore l'électro et c'est surtout pour ça que son dernier album me gêne.. il est vraiment très maladroit dans ce domaine... et ya un tel niveau en ce moment...
Cher lu, erreur en voie de correction. Pardon, on est un peu bêtes, nous "la critique" (avec notre enthousiasme de midinette pour le stretching). VT
Non mais les mécontents vous aviez écouté Age of Adz avant de venir ? Vous aviez un peu regardé les vidéos du concert de Sidney ? Vous saviez pas que la mise en scène était comme ca ?
Je trouve que l'ambiance néon violet, fluo, ailes d'ange illuminé est magnifique, ca fait penser au film avatar dans les scènes de nuit. C'est parfaitement adapté aux son électro du dernier album.
Faut se réveiller ca fait un bout de temps que c'est plus seulement un chanteur de folk sorti de l'université avec sa casquette et son tshit de college. Ecoutez "enjoy your rabbit" et "the bqe" pour cela.
Tee shirt nike ? quoi ? j'ai pas compris la. Le vocoder ? Non c'est de l'auto tune, Daft Punk ? Euh ils sont pas les seuls à utiliser ca, c'est pas vraiment un clin d'oeil à eux.
Mais j'étais au courant que il y avait des gens qui sortaient des concerts en route, surement que le changement de cap vers l'électro ne passe pas chez certains.
Pour moi c'était le meilleurs concert auquel j'ai pu assister.
Je trouve que l'ambiance néon violet, fluo, ailes d'ange illuminé est magnifique, ca fait penser au film avatar dans les scènes de nuit. C'est parfaitement adapté aux son électro du dernier album.
Faut se réveiller ca fait un bout de temps que c'est plus seulement un chanteur de folk sorti de l'université avec sa casquette et son tshit de college. Ecoutez "enjoy your rabbit" et "the bqe" pour cela.
Tee shirt nike ? quoi ? j'ai pas compris la. Le vocoder ? Non c'est de l'auto tune, Daft Punk ? Euh ils sont pas les seuls à utiliser ca, c'est pas vraiment un clin d'oeil à eux.
Mais j'étais au courant que il y avait des gens qui sortaient des concerts en route, surement que le changement de cap vers l'électro ne passe pas chez certains.
Pour moi c'était le meilleurs concert auquel j'ai pu assister.
et de mémoire je crois qu'il y a une couille dans votre set list
il a pas joué "all for myself"
et il a joué "i want to be well"
il a pas joué "all for myself"
et il a joué "i want to be well"
le concert était bien au dessous de ce que laisse supposer l'article, mais je crois que notre sufjan est en pleine transition et reviendra bientôt avec du très très lourd. c'est comme ça qu'avancent les génies...
mais début du concert et rappel absolument géniaux.
au milieu, beaucoup de bruit sur des mouvements de fitness
en tout cas, beaucoup beaucoup moins pire que ce dernier album bêtement surestimé par la critique :-)
mais début du concert et rappel absolument géniaux.
au milieu, beaucoup de bruit sur des mouvements de fitness
en tout cas, beaucoup beaucoup moins pire que ce dernier album bêtement surestimé par la critique :-)
C'est que 'la bonne partie du public' dont je parle se trouvait à l'arrière et chantait intérieurement le tubesque 'I'm against the eighties' de Denim...
Ceci dit, je respecte tout à fait votre engouement et celui des fans aux 15 premiers rangs.
Ceci dit, je respecte tout à fait votre engouement et celui des fans aux 15 premiers rangs.
au premier rang, c'était magique,
mon prédécesseur prétend parler pour le public quelle audace...
mon prédécesseur prétend parler pour le public quelle audace...
Peut-être a-t-il été payé par Sufjan lui-même dans un élan de pur altruisme pour une communion sous le signe des années 80;-)
D'accord pour votre avis, mais si une "bonne partie du public" le partage vraiment, il a dû être payé une fortune par Nike et Levis pour se forcer à ovationner aussi intensément Sufjan durant de longues et longues et longues minutes.
Mon avis est diamétralement opposé (comme celui d'une bonne partie du public, c'est ce que j'ai constaté en discutant avec d'autres spectateurs à la sortie, avant la fin du set pour moi). Je laisse ici mes impressions :
Concert lamentable de Sufjan Stevens hier à l'Olympia. Comme il le chante lui-même : 'too much'... Dès l'entrée en scène, le décor est jeté : une mise en scène grotesque aux couleurs fluorescentes du plus mauvais goût. Une vidéo (celle du clip) en fond d'écran où le chanteur donne un cours de tecktonik en arborant un Tee-shirt Nike (1er coup de pub qui sera suivi d'une histoire tirée par les cheveux autour de Levi's, son second sponsor donc). Au fur et à mesure du concert, une contradiction flagrante s'impose entre les discours (prolixes) d'un S. Stevens peace and love all together my friends, move ton body, et le tragique destin de l'artiste à qui il souhaite rendre hommage (Royal Robertson) ainsi que la teneur mélancolique de la plupart des chansons de l'album. Cela mène à des situations incongrues et malséantes : On nous demande de danser allègrement sur le merveilleux morceau I Walked qui se prête plutôt à la rêverie sentimentale, plus tard un rire général du public éclate alors que le chanteur décrit la maladie de Robertson etc. Plus le temps passe, plus la lourdeur se fait sentir et on aimerait que le concert soit clos. Las, le bougre inflige une dernière plaie à son auditorium : Impossible Soul achève la bête meurtrie par un show digne de Jamiroquai avec en sus des énormes clins d’œil à Daft Punk (vocoder à gogo) pour finir avec une sorte de parodie de Sufjan Stevens par lui-même (je n'ai pas eu la force d'assister au rappel).
Énorme déception donc. J'ai découvert et aimé l'artiste avec cet album (tardivement), j'ai quitté la salle en regrettant de ne pas en être resté là...
Concert lamentable de Sufjan Stevens hier à l'Olympia. Comme il le chante lui-même : 'too much'... Dès l'entrée en scène, le décor est jeté : une mise en scène grotesque aux couleurs fluorescentes du plus mauvais goût. Une vidéo (celle du clip) en fond d'écran où le chanteur donne un cours de tecktonik en arborant un Tee-shirt Nike (1er coup de pub qui sera suivi d'une histoire tirée par les cheveux autour de Levi's, son second sponsor donc). Au fur et à mesure du concert, une contradiction flagrante s'impose entre les discours (prolixes) d'un S. Stevens peace and love all together my friends, move ton body, et le tragique destin de l'artiste à qui il souhaite rendre hommage (Royal Robertson) ainsi que la teneur mélancolique de la plupart des chansons de l'album. Cela mène à des situations incongrues et malséantes : On nous demande de danser allègrement sur le merveilleux morceau I Walked qui se prête plutôt à la rêverie sentimentale, plus tard un rire général du public éclate alors que le chanteur décrit la maladie de Robertson etc. Plus le temps passe, plus la lourdeur se fait sentir et on aimerait que le concert soit clos. Las, le bougre inflige une dernière plaie à son auditorium : Impossible Soul achève la bête meurtrie par un show digne de Jamiroquai avec en sus des énormes clins d’œil à Daft Punk (vocoder à gogo) pour finir avec une sorte de parodie de Sufjan Stevens par lui-même (je n'ai pas eu la force d'assister au rappel).
Énorme déception donc. J'ai découvert et aimé l'artiste avec cet album (tardivement), j'ai quitté la salle en regrettant de ne pas en être resté là...