Ah, tout n'est pas rose quand on veut devenir musicien, doivent se répéter les Belges de Starving, qui, depuis 1997, se démènent pour toucher le grand public. Peut-être y parviendront-ils avec un premier album qui applique à la lettre une recette qui marche, un crossover entre claviers des années 80 et guitares estampillées 90's. Sur cette trame évoquant tour à tour ou simultanément Human League, Blondie ou Taxi Girl (pour être gentil), on y entend une voix acidulée et boudeuse. C'est celle de Claudie Chiramonte, jolie chanteuse et parolière du groupe, qui joue la provocatrice sainte nitouche. Musicalement, le groupe assure une pop dansante mais sombre, où les six-cordes stridentes bousculent les rythmiques robotiques de façon efficace - on sent le groupe largement rodé à la scène. Mais leur plus grand atout reste des paroles définitivement brillantes : "Je suis une allumeuse, un vrai petit briquet/Quand je deviens fiévreuse, j'ai envie de baiser(s)". Starving a quelques bonnes chances de saisir sur le grill les adolescentes en syndrome post-Lorie.