En kiosque actuellement Commander

In The Fishtank de Sparklehorse

chronique d'album
[ndlr. Gagnez des places pour le concert parisien du dimanche 4 octobre].

Ceux qui assistèrent aux rares concerts donnés par Mark Linkous et Christian Fennesz en 2003 peuvent s’estimer privilégiés… Armé de sa seule guitare électrique sous anesthésie, le leader de Sparklehorse conversait alors en ligne directe avec les e(le)ct(r)oplasmes issus du laptop de l’Autrichien au carnet d’adresses comble (Jim O’Rourke, David Sylvian, Ryuichi Sakamoto, Mike Patton). Se considérant dans un processus d’apprentissage musical permanent, l’auteur du génial Endless Summer (2001) avait juré que la rencontre, historique s’en tiendrait là.

Cinq ans après les faits, on lui sait gré d’avoir révisé sa position. Ainsi, quelques semaines après la rocambolesque diffusion de Dark Night Of The Soul où Mark Linkous donne toute la mesure de son talent de songwriter, devant un parterre d’interprètes ébaubis –, l’excellente collection In The Fishtank livre sa plus impressionnante démonstration de design instrumental (NC Bongo Buddy, Shai-Hulud).

Où s’explique, en sept improvisations, comment le cerveau fracturé de Sparklehorse malaxe sans relâche la même matière sonore (Music Box Of Snakes, If My Heart), le plus souvent accompagné d’un partenaire de choix (David Fridmann, Danger Mouse, Christian Fennesz). De lignes mélodiques dignes de Pink Floyd en digressions bruitistes, le duo parvient en bout de course à démontrer que d’un son peut naître l’inspiration première d’une chanson (Goodnight Sweetheart, Mark’s Guitar Piece). Brian Eno devrait apprécier.
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #135


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser