L’expectative
allait crescendo à propos de Dawdlewalk.
Surtout depuis qu’un certain Alan McGee a pris soin de porter aux nues le
quatuor parisien dans une tribune du très quotidien britannique The Guardian. Pas la moindre des
consécrations, avant même que le disque ne sorte dans les bacs… Difficile de
lui donner tort après l’écoute de ce premier album. Si on a déjà parlé d’élégance
désespérée en évoquant ce groupe, il faut néanmoins y revenir.
Car si la musique de Sourya (et ses accointances avec Diplo ou Santogold) semble de prime abord taillée pour le dancefloor, c’est pourtant la mélancolie et un impressionnant trousseau mélodique qui font tout le sel de Dawdlewalk. Ainsi, sur Stockholm 1973, il faut entendre comment peut-on passer d’une new-wave inquiète et classieuse à une forme de pop parfaite, ensoleillée par la nostalgie, mais toujours en mouvement. Tandis que Unsuspected fait les yeux doux à New Order et reste en tête immédiatement, The Ballad Of Star Gigolo démontre une maîtrise d’écriture rarement entendue dans nos contrées.
Quant à Anatomy Domine, dont on se procurera l’impeccable Prince Language Remix histoire d’ajouter un titre bonus à la mythique compilation Keeping The Faith (1991) éditée par Creation Records, il révèle, dans sa version dénudée, une alliance entre les hommes et les machines à la fois triomphante et touchante. Les arrangements classieux de Numero 2 ou l’envolée finale (Au Revoir Pluton) finiront de faire tomber les dernières réticences. Aussi moderne que LCD Soundsystem, plus gavé de pop eighties que de krautrock, Sourya vient de poser un pied dans la cour des grands. Pas moins.
Car si la musique de Sourya (et ses accointances avec Diplo ou Santogold) semble de prime abord taillée pour le dancefloor, c’est pourtant la mélancolie et un impressionnant trousseau mélodique qui font tout le sel de Dawdlewalk. Ainsi, sur Stockholm 1973, il faut entendre comment peut-on passer d’une new-wave inquiète et classieuse à une forme de pop parfaite, ensoleillée par la nostalgie, mais toujours en mouvement. Tandis que Unsuspected fait les yeux doux à New Order et reste en tête immédiatement, The Ballad Of Star Gigolo démontre une maîtrise d’écriture rarement entendue dans nos contrées.
Quant à Anatomy Domine, dont on se procurera l’impeccable Prince Language Remix histoire d’ajouter un titre bonus à la mythique compilation Keeping The Faith (1991) éditée par Creation Records, il révèle, dans sa version dénudée, une alliance entre les hommes et les machines à la fois triomphante et touchante. Les arrangements classieux de Numero 2 ou l’envolée finale (Au Revoir Pluton) finiront de faire tomber les dernières réticences. Aussi moderne que LCD Soundsystem, plus gavé de pop eighties que de krautrock, Sourya vient de poser un pied dans la cour des grands. Pas moins.