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From The Rocking Chair...To The Stage de Snax

chronique d'album
Snax aurait-il eu la tentation de faire un disque respectable sur le label suisse plutôt lisse, Mental Groove ? Au contraire, il s'exhibe dénudé sur les clichés du livret, tout droit sortis de l'univers de Nan Goldin ou de Terry Richardson, et décrit un univers physique et crade qui suinte la luxure. Å'uvrant habituellement aux côtés de Khan au sein de Captain Comatose, il faut l'avoir vu exhorter les spectatrices de ses concerts déglingués à  se dévêtir de leur soutien-gorge pour se rendre compte de son potentiel érogène. Alors que Khan parodie Marianne Faithfull sur la pochette de son disque en collaboration avec le mythique Kid Congo Powers, Snax n'aspire qu'à  devenir Prince. Le performeur déjanté met en scène ses propres fantasmes au long de morceaux entièrement influencés par cette incarnation mythique du sex-appeal. Il a mis bout à  bout des boucles et des samples de fortune pour singer son idole, comme du Vanity 6 produit par Lou Barlow. Le titre Beautiful a des faux airs de Controversy tandis que le grand single No Dancing revêt des atours p-funk pourpres. Snax invite même sa compère Peaches à  se rhabiller avant d'entonner en duo avec elle une reprise d'Apollonia 6. L'amuseur déjanté réussit en solo un grand album crétin à  siffler et chantonner sous la douche, ou en imitant Prince devant sa glace. Le bordel se mue en cabaret érotique lorsque Snax, en crooner de pacotille, s'installe au piano comme son ami Gonzales et déploie une pluie de cordes sur les trois dernières ballades. Snax peut donc légitimement aspirer à  la première du classement de la Gay Prince Academy.
Alexandre Cognard
MAGIC RPM  #86
article extrait de :
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