Ça marche bien en ce moment pour Smooth, et cette réussite tient dans le mélange de deux paramètres qui font son originalité. Si le répertoire electro lounge aux accents groovy proposé par le groupe est de bonne facture, ce qui le distingue de ses concurrents, c'est qu'il est joué live. D'ailleurs, sur scène, Smooth vaut le détour. La rythmique implacable basse/batterie que les musiciens promulguent se retrouve sur disque. S'y greffent guitares wah-wah et claviers Moog, pour des compositions qui vont de l'ambiance Starsky & Hutch aux Beatles deuxième période en passant par du early Massive Attack. Parfois instrumentaux, les morceaux sont souvent renforcés de vocaux provenant de samples de discours en français (Les Reflets, The March), des featuring rap en anglais (Smooth, Son Of The Seventies) ou des voix cool (My Tragedy, Dying). Il est remarquable de constater de quelle manière la formation, tout en se limitant strictement à des influences 60's et 70's, arrive à proposer une musique si contemporaine. Il semble que l'homogénéité et la coloration du son en fournissent l'explication. La configuration instrumentale instruments/samples lui permet en effet d'alterner morceaux dancefloor et jeu plus libre, où guitare (Mista Green) et Moog (Do You Like Funky Breaker) s'expriment dans une ambiance plus jazzy, entre disques Blue Note de la grande époque et Beastie Boys
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