Il est des
injustices irréparables. En 2007, par exemple, alors que Mika et Avril Lavigne
se partageaient les premières places des charts, Our Ill Wills ne trouvait pas de distributeur en France. Le second LP
de Shout Out Louds était pourtant un sacré condensé de pop racée, écrite avec
les tripes, frisant la perfection. À moins de fouiller dans le bac des imports,
nos compatriotes sont restés sur le discret Howl
Howl Gaff Gaff (2005), qui n’arrive
pas à la cheville de son successeur. L’enjeu du troisième effort, Work,
est donc de taille : faire connaître un groupe dont le meilleur album
est directement tombé aux oubliettes. De toute évidence, la recette (imparable)
du quintette de Stockholm n’a pas changé : des chansons pop empreintes
d’une mélancolie très scandinave, des paroles crève-cœur, un chant inspiré par
Robert Smith, une délicatesse féminine.
Tout est une question d’équilibre, Adam Olenius ne force jamais trop sa voix, il déverse délicatement un torrent d’émotions sur des mélodies raffinées, où chaque accord de guitare, chaque son de glockenspiel tombe à pic. Cette fois, la production n’est plus confiée à Björn Yttling (Peter, Bjorn And John), mais à Phil Ek qui a déjà œuvré pour Fleet Foxes ou The Shins. On peut lui reprocher d’avoir un peu trop fignolé, et d’amputer Work de la fantaisie de son prédécesseur. D’aucuns trouveront même l’ensemble trop convenu, d’autres diront que s’ils voulaient écouter un best of The Cure, il y a déjà le Greatest Hits. À cela, on opposera un adage vieux de cent ans : l’essentiel est inaudible pour les oreilles, on n’entend bien qu’avec le cœur.
Tout est une question d’équilibre, Adam Olenius ne force jamais trop sa voix, il déverse délicatement un torrent d’émotions sur des mélodies raffinées, où chaque accord de guitare, chaque son de glockenspiel tombe à pic. Cette fois, la production n’est plus confiée à Björn Yttling (Peter, Bjorn And John), mais à Phil Ek qui a déjà œuvré pour Fleet Foxes ou The Shins. On peut lui reprocher d’avoir un peu trop fignolé, et d’amputer Work de la fantaisie de son prédécesseur. D’aucuns trouveront même l’ensemble trop convenu, d’autres diront que s’ils voulaient écouter un best of The Cure, il y a déjà le Greatest Hits. À cela, on opposera un adage vieux de cent ans : l’essentiel est inaudible pour les oreilles, on n’entend bien qu’avec le cœur.
1 réaction réagir
Franchement, c'est quand même un des meilleurs groupe indie pop de ces dernières années. Les compositions sont vraiment puissantes.