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How Howl Gaff Gaff de Shout Out Louds

chronique d'album
L'un des (dés)avantages du village global est d'abolir les frontières et de mettre à disposition de façon plus commode aux internautes ce qui n'était auparavant que le privilège de fouineurs invétérés et de voyageurs aux grandes oreilles. À l'instar des crispants Clap Your Hands Say Yeah, dont votre collègue fan de The Arcade Fire vous vantera bientôt les mérites à la machine à café (si, si, vous verrez), Shout Out Louds a bénéficié à plein du bouche à oreille prometteur qu'ont relayé les différents blogs et autres sites de la toile. Du coup, leur cri désespéré How How Gaff Gaff bénéficie d'une distribution internationale, augmenté de nouveaux titres, et couvre l'étendue de leur jeune carrière. Ces Suédois (quatre garçons, une fille), qui fréquentaient la même Art School en 2001, commencent, dès l'année suivante, à se produire sur les petites scènes de Stockholm. C'est l'amour de la pop indie qui les réunit et cela s'entend. L'inaugural The Comeback est le meilleur morceau des Rentals depuis que Matt Sharp a dissout le groupe. A Track And A Train n'aurait pas dépareillé au sein de Sarah Records au milieu des années 1990, tandis que Go Sadness serait une honnête face Z des Flaming Lips, la folle originalité en moins. D'autres citations de groupes parsèment le reste du disque. Shout Out Louds occupe une honnête place de milieu de tableau, noyé dans le peloton des outsiders que l'on surveille d'un oeil distrait, sans le crier sur tous les toits.
ALEXANDRE COGNARD
MAGIC RPM  #97
article extrait de :
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