Shearwater

Vu par Magic

Rook

archive mag juin 2008
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Pour mieux appréhender l’œuvre de Shearwater, il est déterminant de connaître un petit détail : le leader du combo venu d’Austin, Jonathan Meiburg, est diplômé d’ornithologie. Ce qui explique notamment le nom du groupe (Shearwater veut dire puffin, cet oiseau marin qui vole très près de la surface) et le titre de ses albums (Rook signifie freux – une corneille à bec étroit). Mais pas seulement. La forme même des titres, tous de grâce planante et circonvolutive, a quelque chose de définitivement aérien. Il est évident que le terme d’envolée est ici plus qu’approprié. Rook est le disque de Shearwater le mieux produit à ce jour (Jonathan Meiburg et Matthew Barnhart). Un prog-folk assez subtil, évoluant autour de claviers omniprésents (avec des ajouts de cordes et de harpe), qui donne à entendre une fascination pour John Cale et Robert Wyatt. Avec un même goût pour l’expérimentation sonore –les longues minutes de grincements abstraits (des mouettes ?) de South Col. Ici, il est presque exclusivement question d’écologie, de la relation de l’homme à la nature et autres considérations bien inscrites dans leur époque. Si Shearwater doit prendre son envol, c’est avec cet album-là.

Gilles Duhem

article extrait de :
MAGIC RPM #121


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